Mardi soir, le ton est monté à la Chambre entre Theo Francken (N-VA) et la ministre de la Défense Ludivine Dedonder lors de l’examen d’un projet de loi portant des mesures particulières pour la sélection des postulants "candidat militaire" dans le contexte de l’épidémie de Covid-19. Le député nationaliste flamand soutenait que le projet de loi allait permettre le recrutement de militaires sans le moindre test physique, y voyant une volonté de la coalition Vivaldi de recruter à tout-va au sein la Défense alors que la police continuait, elle, à procéder à ces tests physiques. La ministre Dedonder a alors contesté ces propos, rappelant que le texte revêtait un caractère temporaire et qu’aucun test physique n’était effectué depuis mars dernier, tant à la Défense qu’à la police. Mais le député flamand est allé jusqu’à accuser la ministre de ne pas connaître ses dossiers.

“Tout cela repose sur des mensonges, ces tests ont seulement été suspendus en temps de Covid, il n’y a aucune raison de les supprimer. C’est vraiment faire du show pour faire du show car c’est totalement faux de dire qu’on engagera des gens sans les former, il n’y a aucun intérêt à cela. Le niveau de néerlandais pour les candidats francophones ne sera d’ailleurs pas revu à la baisse”, a réagi la ministre. Et de conclure: “Je n'aime pas quand on travestit la réalité. Mais bon, c'est de la politique, je dois m’y habituer. Par contre, dire que je ne connais pas mes dossiers est faux, j’ai toutes les preuves en ma possession. Il y a peut-être eu une incompréhension avec le français et le néerlandais, ce que je peux comprendre, mais tout est suspendu depuis le 1er novembre, ce qui est connu, je n’ai jamais dit autre chose par rapport à ça. Je n’aime pas qu’on crie haut et fort pour dire que l’autre a tort quand c’est faux”.