La ministre en charge de l'Asile et la Migration, Maggie De Block (Open Vld), mais aussi la Première ministre Sophie Wilmès (MR), ont condamné jeudi l'incendie criminel d'un bâtiment destiné à accueillir des demandeurs d'asile à Bilzen, dans le Limbourg. 

Interrogée par une dizaine de députés en plénière de la Chambre, Mme De Block a affirmé que les faits étaient inacceptables, tout en déplorant que certains encouragent sur les réseaux sociaux de tels agissements.

"A certains moments, nous devons oser dire: jusqu'ici et pas plus loin! Une limite a été franchie", a lancé la libérale flamande, appelant tous les partis à se distancer "sans condition d'une telle violence en paroles, mais aussi en actes".

Critiquée par la N-VA et le Vlaams Belang quant à un éventuel manque d'informations fournies aux riverains sur le futur centre, Mme De Block a balayé ces accusations. A ce propos, elle a assuré que tout avait été réalisé en concertation avec les autorités locales, mais aussi qu'une séance d'information pour les riverains était prévue.

Par la suite, la ministre est revenue plus largement sur la politique de l'accueil en Belgique. Au passage, elle en profité pour fustiger ceux qui "prétendent qu'il existe des solutions miracles en défendant un arrêt de la migration ou encore des mesures illégales et impossibles à mettre en oeuvre". D'après elle, "ceux-là ne font qu'aggraver les préoccupations des citoyens, tout en faisant grandir leur défiance à l'égard de l'Etat de droit".

Présente à la Chambre, la Première ministre Wilmès est aussi intervenue jeudi pour condamner les faits survenus à Bilzen. "Nos valeurs doivent continuer à nous guider. Des incompréhensions ne peuvent jamais conduire à la violence", a-t-elle affirmé.

S'il a remercié Mme De Block et Wilmès pour les condamnations qu'elles ont exprimées, le député François De Smet (DéFI) les a appelées à aller plus loin en déposant, au nom du gouvernement, une plainte contre X et en se constituant partie civile dans ce dossier, mais aussi en relançant des négociations en vue de l'élaboration d'un plan interfédéral de lutte contre le racisme.