Aux yeux de la libérale, afin d'assurer un équilibre politique entre francophones et néerlandophones, le poste doit revenir à une personnalité flamande. "Je pense que ce serait utile d'avoir un Premier ministre flamand dès lors qu'il y a une majorité du côté francophone et pas chez nous. Dans un gouvernement, il faut un équilibre", a dit Mme De Block sur les ondes La Première.

Le Roi a chargé mercredi M. De Croo et le président du PS, Paul Magnette, de former le prochain gouvernement fédéral. Les co-formateurs feront rapport au chef de l'Etat lundi. Jeudi, une déclaration gouvernementale sera inscrite à l'ordre du jour de la Chambre. Les sept partis associés dans la Vivaldi doivent réussir à former un exécutif, à entendre la ministre.

"Il n'y a pas d'autre choix. Ce pays a besoin d'un gouvernement, les citoyens ont besoin d'un gouvernement avec 'full compétences'", a-t-elle ajouté.

Rarement un gouvernement aura réuni sept partis en Belgique. "On est quasiment dans un gouvernement d'union nationale", a commenté le vice-président du PS et bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close, au micro de Bel-RTL.

Le socialiste n'a pas voulu se prononcer sur le nom du futur Premier ministre. Il se montre confiant sur les chances d'un atterrissage des négociations le 1er octobre. "Je suis convaincu que l'on aura un projet ambitieux pour notre pays", a-t-il dit.