Le gouvernement met en avant un "Trajet Retour au travail". En Belgique, il y a plus de personnes souffrant de maladies longue durée que de personnes au chômage. Et c’est le problème sur lequel le gouvernement va se pencher. Le kern mise sur des coordinateurs, censés épauler les médecins-conseils actuels.

Quelle démarche sera mise en place ?

Après 10 semaines d’inactivité, le travailleur aura 2 semaines pour remplir un questionnaire dans lequel seront examinés les facteurs permettant ou empêchant la reprise du travail. En cas de refus d’obtempérer, les travailleurs seront convoqués par le médecin-conseil pour un examen médical. En cas d’absence, une sanction financière sera appliquée, le travailleur en question pourrait alors perdre jusqu’à 2,5 % de son allocation.

Les entreprises pas épargnées

Si le ministre de la santé veut d’abord responsabiliser les travailleurs, ce sera le cas aussi pour les employeurs. Si une entreprise a trop de malades longue durée et que celle-ci ne les aide pas suffisamment à se remettre au travail, elle se verra aussi visée par des sanctions.

Le but n'est pas de sanctionner, a répété le ministre des Affaires sociales, Frank Vandenbroucke, au cours d'une conférence de presse. "On crée un droit à être réintégré dans la société. C'est un chantier de solidarité. On veut créer des opportunités pour les personnes qui sont malades de longue durée et qui peuvent être réintrégrées de manière adaptée", a-t-il assuré.

Aujourd'hui, 500.000 travailleurs sont en congé maladie de plus d'un an, soit plus que le nombre de chômeurs. Aux yeux du gouvernement, ils représentent un défi majeur, dont l'importance s'accroît encore avec le nombre d'offres d'emploi qui aujourd'hui restent non pourvues. "Cela fait partie de notre stratégie pour doper l'emploi et arriver à un taux de 80%. Ces offres d'emploi qui restent sans réponse ne sont pas seulement un problème économique mais aussi sociétal, par exemple si on n'arrive pas à recruter des infirmières", a expliqué le Premier ministre, Alexander De Croo.