La décision du parquet de ne pas poursuivre l’ancien propriétaire de Fiona est choquante mais pas étonnante. Par le passé, plusieurs cas emblématiques de maltraitance animale ont donné lieu à des poursuites inexistantes ou à des condamnations insuffisantes, selon les associations de défense du bien-être animal.

On peut notamment penser à Bruni, un chien retrouvé dans la cour d’une habitation située à Wavre dans un état de maigreur extrême. Pris en charge par une association, l’animal n’avait malheureusement pas survécu. Malgré l’état de maigreur du chien, le parquet a considéré qu’il n’avait pas suffisamment d’éléments pour établir un lien entre les négligences et la mort du chien.

Bien d’autres cas

On peut aussi penser à Poly, un poney recueilli par Animaux en Péril et qui avait enduré des années de sévices. Ses pieds, anormalement longs, preuve d’un long passé de négligence, lui causaient d’atroces souffrances. Le pauvre animal était resté enfermé de nombreux mois dans des boxes tellement crasseux que la hauteur du fumier atteignait 60 centimètres. Son état de maigreur était qualifié de cachectique et la vermine avait complètement envahi sa toison qui tombait par plaques. L’histoire de Poly avait traversé nos frontières et ému jusqu’en Amérique, hissant l’animal au rang de symbole. Mais encore une fois, le parquet a estimé que des poursuites envers le propriétaire maltraitant n’étaient pas nécessaires. Ce dernier s’en est tiré avec un simple sermon.

On peut également évoquer le tristement célèbre marchand de chevaux Pascal Delcourt condamné à plusieurs reprises pour des faits de maltraitance grave, ce qui ne l’a pas empêché de continuer à posséder des chevaux.