Des voitures ont été dégradées et le feu a été bouté à plusieurs poubelles. Les manifestants les plus agressifs seraient des dockers sous l'emprise de l'alcool. Des arrestations ont eu lieu. Charles Michel a condamné les violences et appelé à la concertation.

L'ambiance était très tendue aux alentours de la Porte de Hal et la police a dû faire usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau anti-émeute pour tenter de calmer les plus excités.

Des voitures ont été dégradées et le feu a été bouté à plusieurs poubelles. Les manifestants les plus agressifs seraient des dockers anversois sous l'emprise de l'alcool.

La police a chargé la foule vers 16 heures afin de disperser plusieurs centaines de manifestants qui s'étaient rassemblés entre la Porte de Hal et la gare de Bruxelles-Midi.

Les manifestants se sont réfugiés sur l'avenue de Stalingrad, bloquée par un cordon policier, mais une centaine de personnes se trouvaient toujours sur le Boulevard de Midi, cette fois à hauteur de la gare de Bruxelles-Midi.

De nombreux débris jonchaient la chaussée et les dégâts sont importants.

Plusieurs syndicalistes interrogés ont déploré ces incidents qu'ils estiment "contre-productifs".

La Croix-Rouge de Belgique a enregistré jeudi 36 soins sur place et 24 évacuations vers des hôpitaux, selon le bilan final des interventions des secouristes. Des policiers et des manifestants figurent parmi les blessés mais leur vie n'est pas en danger, a précisé le responsable médical. Les pathologies les plus fréquentes sont des traumas et des fractures.

Deux policiers grièvement blessés

"Plusieurs dizaines de policiers ont été blessés, dont deux grièvement. Ils ont tous deux essuyé un jet de pavé à la tête et ont dû être recousus. Chacun d'entre eux a reçu une trentaine de points de suture", a indiqué le porte-parole de la police de Bruxelles-Capitale, Christian De Coninck. Selon nos infoormation, pas moins d'une cinquantaine à soixantaine de policiers ont été blessés.

Une trentaine de casseurs ont été arrêtés.

"Dès le début, un groupe de dockers turbulents a pris la tête du cortège et a commencé à commettre des actes de vandalisme en cherchant la confrontation avec les services de police. Les policiers ont tenté d'éviter cette confrontation. Cependant, en fin de manifestation, à hauteur de la gare du Midi, les dockers, infiltrés par des anarchistes, ont chargé les forces de l'ordre, qui ont dû riposter en utilisant les arroseuses et le gaz lacrymogène", a-t-il précisé.

Plusieurs vitrines ont été brisées, quatre voitures et une moto de la police ont été incendiées. Un individu a été arrêté judiciairement, a encore affirmé le porte-parole selon qui "tous les incidents ont eu lieu en dehors du parcours de la manifestation".

Kris Peeters chargé de renouer discrètement le dialogue social

Le gouvernement fédéral a chargé le ministre de l'Emploi Kris Peeters de renouer en toute discrétion le dialogue social, a déclaré ce dernier ce jeudi à l'issue de la réunion entre les syndicats et le comité ministériel restreint à Bruxelles. "Nous allons ouvrir la discussion dans le respect de l'accord de gouvernement", a affirmé Kris Peeters à l'issue d'une rencontre avec les syndicats qui a duré une heure. "Le but, c'est de voir les éléments sur lesquels nous pouvons discuter. J'ai été chargé de prendre des contacts discrets avec les syndicats, mais aussi avec les organisations patronale afin de remettre le Groupe des Dix autour de la table. Nous montrons ainsi que nous sommes ouverts au dialogue social." Le ministre de l'Emploi a toutefois rappelé qu'il n'était pas question de revenir sur plusieurs mesures prévues dans l'accord de gouvernement, dont le saut d'index.

Côté syndical, la CSC a salué ces "initiatives visant rétablir la confiance", selon les termes utilisés par la secrétaire générale Marie-Hélène Ska. "Le gouvernement a semblé être à l'écoute, nous espérons que cela débouchera sur de la confiance", a-t-elle ajouté. Olivier Valentin de la CGSLB a également salué ce "premier contact le soir-même de la manifestation." Pour la FGTB, le secrétaire général Marc Goblet a dit espérer qu'"une concertation puisse rapprocher les points de vue". Il s'est néanmoins montré dubitatif sur la méthode. "Nous préférons d'abord la concertation bipartite patrons-syndicats avant la tripartite avec le gouvernement", a-t-il indiqué.

En attendant les discrètes prises de contact du gouvernement, le front commun syndical a rappelé que le plan d'actions prévu jusqu'au 15 décembre, jour de grève générale, était maintenu.

Charles Michel condamne les violences et appelle à la concertation

Le Premier ministre Charles Michel a fermement condamné les violences "inacceptables" qui ont caractérisé la fin de la manifestation nationale et appelé à la concertation sociale, tout en maintenant le projet de saut d'index. La manifestation relève d'un droit démocratique et légitime, a souligné M. Michel sur RTL-TVi, mais les violences perpétrées par certains manifestants ne sont "en aucun cas acceptables". "La justice devra faire son travail", a-t-il affirmé, rejetant toute idée d'impunité.

Il a appelé à la sérénité, au respect mutuel, à l'écoute et au dialogue, afin d'engager la Belgique dans des réformes permettant aux entreprises de créer plus d'emploi.

"Nous voulons protéger notre modèle social" afin de pouvoir payer les pensions et la sécurité sociale à l'avenir, a-t-il relevé, rappelant le premier tour de table tenu en fin de journée avec les représentants syndicaux.

Face à la menace de la FGTB de ne pas s'asseoir à la table de négociation si le projet de saut d'index n'est pas supprimé, Charles Michel s'en est tenu à l'accord de gouvernement qui le prévoit.

La marge de négociation est cependant "immense" à ses yeux, a-t-il dit, citant la mise en œuvre de la réforme des pensions, du marché du travail, etc.

"Je pense aussi à tous ceux qui n'ont pas manifesté et qui ont la conviction qu'on a besoin de stabilité, et de donner au gouvernement la chance de démarrer des réformes dans le plein respect de la concertation sociale", a-t-il affirmé.

Cécile Jodogne dénonce les violences contre les pompiers

La secrétaire d'État bruxelloise en charge du Service de l'Incendie et de l'Aide Médicale Urgente a fermement dénoncé les violences exercées contre les pompiers ambulanciers et la dégradation de leur matériel de travail. Se disant consternée par les violents incidents survenus à l'encontre des pompiers ambulanciers bruxellois et des services de police, Cécile Jodogne a tenu à rappeler que le droit de manifester était un fondement de la démocratie.

"Il est cependant regrettable qu'une minorité violente profite de ce droit pour saccager et attaquer. S'en prendre ainsi aux postes médicaux, mis en place pour porter secours immédiatement aux manifestants, est inadmissible", a-t-elle commenté.

Pour Mme Jodogne, une fois qu'une estimation claire de l'étendue des dégâts et des blessures sera établie, "il faudra prendre des mesures envers les auteurs de ces actes inacceptables".

La FEB occupée par plus de 150 personnes

Le siège de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) à Bruxelles est occupé par plus de 150 militants des Jeunes Organisés et Combatifs (JOC), des Jeunes FGTB, des Jeunes ACV-CSC Bruxelles, de l'USE, des Jeunes Anticapitalistes (JAC) et de l'Union syndicale étudiante (USE) entre autres, a indiqué Antoine Roisin, porte-parole des JOC. La FEB a confirmé l'occupation mais n'a pas souhaité la commenter. "Nous avons tenu une assemblée et un tribunal symbolique pour juger la FEB qui détruit l'emploi, s'accapare les richesses et détourne la démocratie. L'une des propositions de ce tribunal est de réduire le temps de travail avec maintien de salaire et embauche compensatoire. Quant aux responsables et administrateurs de la FEB, le jury populaire envisage de les condamner aux travaux forcés", a indiqué Antoine Roisin, porte-paroles des JOC.

"Depuis des années, la FEB et ses membres prêchent l'austérité et la destruction de nos avenirs au nom des profits de leurs actionnaires. Pour l'imposer via leurs relais politiques, ils ont pris en otage la démocratie", a-t-il ajouté.

Selon Antoine Roisin, ces mesures ne créent pas d'emplois mais concentrent toutes les richesses "dans les mains d'une petite élite". "Au nom de la crise que cette élite a créée, ils justifient aujourd'hui le démantèlement du droit du travail, la destruction de nos conditions de vie et de travail et la mise entre parenthèses de la démocratie", a-t-il conclu.


100.000 manifestants, vraiment?

Le boulevard Simon Bolivar, faisant face au perron de la gare de Bruxelles-Nord, se remplit petit à petit depuis 9 heures jeudi matin. Les affiliés aux syndicats FGTB, CSC et CGSLB ainsi que des militants du PS et des partis de gauche radicale ont répondu présents. Le départ de la manifestation nationale en front commun est prévu à midi.

Alors que le boulevard Simon Bolivar est encore ouvert à la circulation, les automobilistes ayant osé emprunter cet axe ont été bloqués quelques instants par les militants syndicaux. "Michel 1er nuit gravement à votre santé et à celle de votre entourage", stipule un paquet de cigarettes géant porté par des affiliés CSC Metal. "Ici, dumping social" , annonce une vaste banderole installée devant l'entrée de la tour GDF Suez.

Surfant sur la mode des clowns, un membre du syndicat chrétien, avec son nez rouge et son chapeau, signale sur sa pancarte: "je suis un clown triste, un plat de misère pour nous", renvoyant vers le site internet du même nom unplatdemisere.be.

Pour leur part, les militants FGTB-Ubot (transport et logistique) prennent un petit déjeuner préparé par leur délégation. Peu avant 10 heures, les cars et les trains transportant les manifestants en provenance de Wallonie et de Flandre commencent à arriver, la foule se faisant plus compacte sur le boulevard.

Jeudi matin, la SNCB annonçait avoir vendu au total plus de 80.000 billets "événements" pour la manifestation. "Ce sont principalement les trains qui partent à partir de 9h vers Bruxelles qui sont fortement occupés", précise l'opérateur ferroviaire.


La circulation des trains se fait au compte-gouttes

La circulation des trains en gare du Nord se faisait au compte-gouttes en fin de matinée jeudi avant de reprendre un rythme normal vers midi. Le ralentissement des trains a été réalisé sur ordre de police en raison de la présence de nombreuses personnes sur les quais, a indiqué la SNCB à Belga.

Le départ de la manifestation a été donné à midi à la gare du Nord. La gare a dès lors été évacuée par les nombreux manifestants présents. Le trafic des trains a repris de manière plus régulière, quelques retards sont néanmoins à prévoir.


LA SITUATION DANS LES TRANSPORTS EN COMMUN

En Wallonie , aucune ligne ne roule sur le réseau TEC Liège-Verviers jeudi à l'occasion de la manifestation nationale à Bruxelles, a indiqué jeudi matin sa porte-parole Carine Zanella. Le TEC Liège-Verviers s'attend à ce que ces perturbations durent toute la journée de jeudi.

A Charleroi , seuls 15% du trafic ont été assurés depuis le début de la journée, bus et métros confondus, a indiqué la porte-parole des TEC Charleroi. Les chauffeurs de bus ont été, dans la mesure du possible, affectés aux lignes de métro, qui n'ont que partiellement fonctionné vers Gilly et Gosselies. Au total, 42 départs ont pu être assurés sur les 272 prévus.

A Namur , près d'un bus sur deux roule. Les zones d'Ohet et Florenne ainsi que les zones Luxembourg ont été moins touchées puisqu'environ 65% des trajets sont assurés.

Dans le Brabant wallon , 40% des voyages sont également garantis.

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À Bruxelles

Comme annoncé, la circulation a été interrompue sur les boulevards Jacqmain, Anspach et Lemonnier en vue du passage de la manifestation, de même que dans le tunnel Yser en direction de Koekelberg, annonce la police bruxelloise jeudi peu avant 11H00. La situation à la Stib reste inchangée, toutes les lignes du métro de la Stib sont desservies à raison d'une rame sur trois à Bruxelles et les trams 3, 4, 7, 39, 51, 55, 82 et 92 roulent à une fréquence de deux véhicules sur trois.

Même fréquence pour les bus 12, 13, 14, 48, 53, 63 et 95. Néanmoins, en raison de la fermeture des boulevards du Centre à la circulation, les bus 14 circulent uniquement entre UZ Brussel et Tour et Taxis et les bus 48 uniquement entre Uccle Stalle et Grand Sablon. La circulation des bus 63 est limitée entre les arrêts Cimetière de Bruxelles et Gare Centrale et les bus 95 roulent uniquement entre Wiener et Grand Sablon, précise la Stib.

© D.R.


En Flandre , le réseau de De Lijn fortement ralenti

Les zones d'Anvers, Gand, Courtrai et Dilbeek sont particulièrement touchées par la mobilisation, a indiqué jeudi le porte-parole de De Lijn, Tom Van de Vreken. Assailli par les usagers en quête de renseignements, le site internet de la société de transport est actuellement indisponible.

Dans la ville et la province d' Anvers , un bus sur deux circule. La situation est légèrement meilleure dans la région de Malines puisque 70% des bus assurent leur liaison.

A Courtrai , seul un bus sur quatre roule, tandis qu'à Bruges la moitié des chauffeurs a pris son service jeudi matin. La circulation des trams côtiers est donc bien assurée, à l'exception des trams express.

A Gand le trafic est fortement perturbé, mais c'est dans la région de Dilbeek que la situation est la plus chaotique puisque seul un bus sur cinq assure son service et l'axe Alost-Ninove-Bruxelles est dès lors très peu desservi.

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Plusieurs entreprises liégeoises à l'arrêt

Plusieurs entreprises de la région liégeoise sont à l'arrêt ou fortement perturbées à la suite de la mobilisation massive de leur personnel pour la manifestation nationale qui se déroule jeudi à Bruxelles.

En plus du TEC et d'ArcelorMittal, des sociétés comme Techspace Aero, la FN Herstal, Kabelwerk à Eupen ou encore Spa Monopole sont à l'arrêt, selon différentes sources syndicales. D'autres, comme CMI à Seraing, Knauf à Engis, TNT à Grâce-Hollogne, Ter Beke à Wanze ou Malysse à Villers-le-Bouillet ont également enregistré de nombreuses absences et leurs activités tournent au ralenti.

Même constat au sein du secteur de la distribution, dans des enseignes comme Ikea ou Primark. De nombreuses écoles ont également vu leur fonctionnement perturbé en raison de la mobilisation de nombreux enseignants.

Les syndicats liégeois soulignent la forte mobilisation en Cité ardente. Les trains au départ des gares liégeoises sont bondés et tous les manifestants ne savent pas s'ils pourront effectivement rejoindre Bruxelles.


Tous les magasins Carrefour, Delhaize et Colruyt ouverts en Belgique

Les magasins Delhaize et Colruyt, qui craignaient mercredi quelques perturbations dues à la manifestation nationale, sont bel et bien ouverts jeudi, ont annoncé leurs porte-parole.

Les magasins ainsi que les centres de distribution fonctionnent normalement, confirment-ils. Les magasins Carrefour avaient déjà annoncé mercredi que toutes leurs enseignes ouvriraient leurs portes jeudi.


Les policiers n'ont pas repris les gardiens de prison grévistes

Les policiers n'ont pas repris les postes des gardiens de prison grévistes, a confirmé jeudi Fabrice Discry, président du SNPS pour la province de Liège. Seuls les gardiens des prisons de Bruxelles et Hasselt ont été relevés par la police, réquisitionnée. Les policiers ont répondu massivement à l'appel du syndicat SNPS de faire la "grève du remplacement" dans les prisons à partir de mercredi 22H00.

"Quelque 300 policiers sont en grève", confirme Fabrice Discry, président du SNPS pour la province de Liège.

Le syndicat policier a appelé en début de semaine ses affiliés à ne pas reprendre le travail des gardiens de prison, qui avaient pour leur part déposé un préavis de grève pour jeudi, jour de manifestation nationale.

La "grève du remplacement" des policiers s'inscrit dans les actions des syndicats qui réclament, entre autres, la tenue d'un service minimum dans les prisons. "Ce n'est pas à la police de s'occuper des prisons, elle a son propre travail", souligne Fabrice Discry.

En conséquence, la sécurité minimale est assurée dans les établissements pénitentiaires par les directions et les gardiens non-grévistes, les cellules devraient donc rester fermées.

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Deux manifestants wallons pour un flamand

La dorsale wallonne fournira vraisemblablement le plus vaste contingent de marcheurs à Bruxelles.

La SNCB a vendu très précisément, dans un ultime décompte 61.139 billets spéciaux pour permettre aux manifestants de rejoindre Bruxelles aujourd’hui. Un vent favorable nous a permis de consulter le nombre de billets vendus par gare.

Il en ressort que, grosso modo, pour un manifestant flamand (22.947), il y en a deux en provenance du sud du pays (38.186). La province du Hainaut fournit le plus gros contingent avec 19.513 billets de train vendus. Suivent ensuite Liège (13.130) et Anvers (8.492). La dorsale wallonne ressort particulièrement de ce décompte.

Évidemment , ces seuls chiffres ne suffisent pas à tirer une conclusion définitive quant à la provenance précise des manifestants. D’une part, Bruxelles n’y est pas reprise (15 billets…) pour une raison évidente.

D’autre part, les brabants sont à une distance pour laquelle le billet spécial n’est pas financièrement intéressant. Même s’ils combinent plus de 150 billets vendus. Côté Luxembourg, le train n’est forcément la solution la plus pratique pour se rendre dans la capitale.

Enfin, l’ensemble des marcheurs ne se déplace pas en train. Nombre de sociétés de transport routier de voyageurs ont été assaillies par les demandes. Tout au plus ce décompte renseigne-t-il une tendance. Les différences entre les provinces sont en effet suffisamment marquées.

© D.R.

Au moins 500 policiers mobilisés !

Le siège du MR, le ministère des Pensions et celui de l’Enseignement seront particulièrement surveillés en ce jeudi…

80.000. C’est le nombre de manifestants annoncés par les organisations syndicales aux forces de police lors de leur réunion préparatoire de cette journée noire. Même si, depuis lors, ce chiffre a été revu à la baisse, côté policier, on a toutefois décidé de déployer les gros moyens.

Selon nos informations , ce ne sont pas moins de 500 hommes qui seront déployés ce jeudi sur le terrain. Des policiers issus principalement de la zone Polbru (Bruxelles-Ixelles).

Refusant d’avancer un chiffre, par mesure de sécurité, la porte-parole de la zone, Ilse Van de Keere, confirme toutefois que l’organisation de cette journée est assez conséquente. " Notre priorité sera la mobilité aussi. Nous avons donc décidé d’interdire plusieurs voies au stationnement et à la circulation, afin de permettre aux cars transportant les manifestants de se garer à des endroits déterminés ", précise la porte-parole.

Pour rappel, les manifestants se rassembleront à partir de 10 h du côté de la gare du Nord. Le stationnement sera ainsi interdit tout le long du parcours mais également des boulevards Poincaré et Midi.

Des policiers en civil se promèneront parmi les manifestants. Ils seront en contact permanent avec les services d’ordre internes aux organisations syndicales. En cas de dérapage, ils pourront ainsi intervenir plus rapidement.

Pour ce qui est des zones jugées à risque ce jeudi, on compte notamment le siège du MR, le ministère des Pensions mais aussi celui de l’Enseignement ainsi que les locaux occupés par la ministre en charge de l’Énergie. Autant d’endroits où des débordements pourraient avoir lieu.