Belgique Quelques centaines de manifestants ont réclamé la fermeture immédiate des centrales de Tihange 2 et de Doel 3.

À l’appel du mouvement Nucléaire Stop, plus de 500 personnes se sont rassemblées hier après midi à Huy afin de manifester dans le calme contre le nucléaire.

Les manifestants, qui ont marché du centre-ville jusqu’aux centrales nucléaires du site de Tihange, réclamaient la fermeture immédiate de la centrale de Tihange 2 et de la centrale de Doel 3 ainsi qu’une sortie complète et rapide du nucléaire.

"On ne veut pas d'un Fukushima ici. La catastrophe qui a frappé le Japon n’a pas encore permis de convaincre nos politiques qu’il est grand temps de fermer ces centrales d’un autre temps, et ce, d’autant qu’on sait, aujourd’hui, que Tihange 2 et Doel 3 présentent toutes les deux des microfissures sur la cuve du réacteur", explique Cécile. Avec ses enfants et son mari, elle est venue de la Région bruxelloise pour participer à cette marche qui est aussi celle de l’anniversaire de la catastrophe nucléaire de Fukushima, le 11 mars 2011.

La manifestation à laquelle ont pris part des membres de collectifs antinucléaires, de nombreuses familles mais aussi quelques représentants politiques s’est déroulée dans le calme.

Beaucoup de participants venaient d’Allemagne. Les manifestants étaient cependant bien moins nombreux que les années précédentes.

"L ’important n’est pas d’être nombreux mais de faire passer un message clair : pour notre sécurité et celle de nos enfants, il est impératif de fermer ces vieilles centrales et d’encourager la production d’énergies alternatives", explique Mireille, qui a enfilé pour l’occasion une salopette de protection semblable à celles utilisées dans les centrales afin de matérialiser le risque.

Les contestataires étaient nombreux à exhiber des pancartes portant des messages sans équivoque. "Nucléaire, la bête au bois dormant", pouvait-on, par exemple, lire sur l’une d’elles. "Tchernobyl 1986, Fukushima 2011 et Tihange quand ?", pouvait-on encore découvrir sur une autre.

En fin d’après-midi, il ne restait plus qu’une poignée de manifestants devant le site.