C'est un communiqué mystérieux qui est parvenu à la rédaction de La Libre. L'intitulé : "Nouvelle Candidature Présidence Engagés". Il y était question d'une conférence de presse qui se tiendrait à 15h ce lundi à Bruxelles.

Étaient ensuite présentés quelques mots-clés, parmi lesquels "CDH", "Catherine Fonck", "Joëlle Milquet", "Benoît Lutgen", "ADN politique", mais aussi "Sammy Mahdi" ou "CD&V".

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Y figurait également le nom de Marc-Antoine Mathijsen, un ancien membre du Bureau politique du cdH, qui avait quitté le parti avant de le rejoindre à nouveau, courroucé notamment par l'abandon de valeurs chrétiennes défendues autrefois par le PSC (Parti social-chrétien), soit l'ancêtre du CDH.

Même si peu de doutes subsistaient, il aura fallu attendre 15h pour avoir la confirmation que c'est bien M. Mathijsen qui jouait le rôle de candidat mystère. Celui que La Libre qualifiait en 2004 d'"enfant prodigue" défiera Maxime Prévot, le 22 juin prochain, pour briguer la présidence du nouveau mouvement "Les Engagés" (ex-CDH).

"Une vraie girouette", a directement réagi une élue libérale qui a travaillé avec Marc-Antoine Mathijsen. Ce dernier s'était d'ailleurs présenté sur une liste Open-MR à Woluwe-Saint-Pierre lors des élections communales de 2018. 

"D'accord avec 90% du (nouveau) programme"

Contacté lundi par Belga, celui qui est désormais actif dans le secteur privé a indiqué placer sa candidature sous le signe de la "continuité politique" et de "l'unité", entre autres avec le parti-frère flamand, le CD&V. "Le message chrétien-démocrate est toujours d'actualité, comme le démontrent les scores de la CDU (l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne, NDLR) en Rhénanie-du-Nord-Westphalie", assure-t-il. "Je suis d'accord avec 90% du (nouveau) programme des Engagés", indique-t-il encore, regrettant cependant l'abandon dans les statuts de la référence à la démocratie chrétienne.

Lors d'un Congrès national organisé samedi dernier à Liège, les membres des Engagés ont validé le "Manifeste" et les statuts issus du large processus participatif lancé par le cdH début 2020, et qui a débouché en mars dernier en une refonte du parti en "mouvement politique" centré sur le concept de "régénération". Dans la foulée, Maxime Prévot avait annoncé vouloir remettre en jeu sa présidence avant l'été.

Selon lui, l'absence remarquée samedi de plusieurs figures en vue du parti, "Joëlle Milquet, Benoît Lutgen, Benoit Cerexhe, Alda Greoli,... ", montre que l'évolution du mouvement est loin de faire l'unanimité.