Marc Goblet, le secrétaire général de la FGTB, était l'invité de Bertrand Henne sur La Première. Pour rappel, les syndicats du nord du pays ont décidé de ne pas faire grève le 6 et le 7 janvier tandis que les syndicats francophones ont maintenu le préavis de grève. Marc Goblet a d'emblée déclaré  "regretter la division nord-sud". "Je trouve dommage que du côté néerlandophone, ils arrêtent le mouvement. Il fallait maintenir la pression".

Non seulement les syndicats flamands ont levé le préavis mais, en plus, ils n'ont pas prévenu leurs collègues du sud du pays, chose qui "inquiète" Marc Goblet. "Ma crainte est que ça fasse tâche d'huile sur le reste. Ceux qui pensent qu'avec ce gouvernement on peut obtenir quelque chose sans mettre la pression se trompent".

"La division des travailleurs est absurde, on doit tous se ressaisir. Au niveau syndical, on doit rester dans la logique de l'unité. Cela fait le jeu de la N-VA qui pourra dire que c'est un pays qui n'est plus gouvernable au niveau fédéral. Je ne comprends pas qu'ils se soient séparés de l'aile francophone parce qu'il y a eu un message de Kris Peeters. Je ne crois pas à la faisabilité d'une solution par cette voie-là", a encore précisé le secrétaire général de la FGTB.

Le gouvernement pointé du doigt

Le Liégeois tient également à rappeler la responsabilité du gouvernement dans l'échec des négociations. Selon lui, le gouvernement Michel ne s'y est pas pris de la bonne manière. "Les syndicats acceptaient le conciliateur pour autant qu'ils puissent voir avec lui le calendrier des négociations et puis décider de lever ou non le préavis de grève, mais le gouvernement mettait la condition de mettre un médiateur s'ils levaient le préavis de grève, ce qui n'était pas possible".

"Une vraie concertation sociale, c'est commencer la négociation et aller au bout avant de mettre des ultimatums. Il y avait un préavis de grève déposé le 10 décembre. L'ouverture que le gouvernement pouvait faire, c'était de dire 'on va rencontrer le médiateur, voilà comment on va agir et partant de là, les syndicats auraient pu dire, ça nous convient, on lève le préavis'", regrette le syndicaliste.