Jean-Charles Luperto répondait de quatre scènes d'outrages publics aux mœurs, commises en 2014 en présence de quatre personnes différentes dans les toilettes d'une station-service de Spy, réputée pour être un lieu de rendez-vous pour des rencontres furtives entre homosexuels. La cour d'appel de Liège a déclaré les quatre préventions établies et l'a condamné à une peine de six mois de prison avec sursis de deux ans et à une amende de 600 euros avec sursis de deux ans.

Marc Uyttendaele, avocat de Jean-Charles Luperto, a réagi brièvement à la sortie de la salle d'audience, après la lecture de l'arrêt. "Cette décision est profondément scandaleuse! Cette affaire ne fait que commencer. En plus de 30 ans de carrière, je n'ai jamais vu le système autant dysfonctionner et autant se protéger! Outre le fait qu'il est innocent, nous avons la conviction que Jean-Charles Luperto est frappé d'une double peine, liée d'une part à son homosexualité et d'autre part au fait qu'il est un acteur politique. Ce qui explique que, dès le départ, il a fait l'objet d'un acharnement hors normes de la part du ministère public", a indiqué l'avocat.

Le conseil de Jean-Charles Luperto estime que son client n'a pas pu prouver son innocence. "Il y a eu une violation de la Constitution constatée par le Parlement. Le parquet général a aussi appris par voie de presse qu'un témoin avait menti et n'en a pas tenu compte pour rectifier sa position", a souligné l'avocat.

L'affaire pourrait donc faire l'objet d'un recours en cassation. "Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, cette affaire ne fait que commencer. Elle pose un problème essentiel, lié au respect du procès équitable et aux principes démocratiques. Depuis le premier jour, ces principes sont bafoués", a terminé l'avocat.