Contrairement au professeur Dirk Devroey qui, dans une sortie polémique, a affirmé que les jeunes contaminés en Espagne devraient être regroupés dans un camp, sans contact avec leurs familles, Marc Van Ranst estime que cette situation ne mérite pas de dispositions si drastiques.

"Il est plus réaliste de penser que cela ne conduira pas à plus d'infections", rassure-t-il. "C'est un cluster qui est connu, le suivi des contacts sera important."

Le virologue se dit par contre préoccupé par "tous les cas et clusters que nous ne connaissons pas": "Car c'est ce qu'il va arriver au centuple lorsque les gens rentreront de leurs voyages avec des personnes qui ne savent pas qu'elles sont infectées, ou qui savent mais le ne disent pas", explique-t-il. "Notre système de testing et de tracing n'est pas prêt. Je suis bien plus inquiet par rapport à cela que pour ces quelques bus de jeunes", conclut-il.