Le variant Omicron, officiellement détecté le 24 novembre 2021 en Afrique du Sud, a rapidement gagné du terrain un peu partout dans le monde. En Belgique, cette souche du virus a commencé à devenir dominante à la fin du mois de décembre, si bien qu'aujourd'hui, elle représente plus de 85% des nouvelles contaminations.

Réputé plus contagieux mais moins virulent que ses prédécesseurs, l'émergence de ce variant rassure certains experts, qui y voient une opportunité de sortir progressivement de la crise sanitaire. Toutefois, selon le virologue flamand Marc Van Ranst, Omicron n'a pas encore totalement supplanté Delta, qui reste encore présent et continue à faire des dégâts. 

"Omicron est peut-être devenu dominant en peu de temps, mais le variant Delta est toujours à l'affût", a-t-il expliqué ce jeudi soir sur le plateau de la VRT. "Nous avions espéré qu'Omicron grimperait si haut que le Delta serait complètement balayé, mais à 85 %, les chiffres ont commencé à stagner".  "Nous ne savons pas pourquoi, nous le voyons aussi dans d'autres pays. Peut-être qu'il y a un sous-groupe au sein du variant Delta qui est légèrement plus contagieux et qui peut concurrencer l'Omicron", a supposé l'expert.

Si le variant Omicron ne semble pour le moment pas avoir beaucoup d'impact sur les hôpitaux, le variant Delta, lui, pèse toujours sur les soins intensifs, déplore le virologue. "Dans notre hôpital (UZ Leuven, ndlr), on observe que les patients critiques qui se retrouvent en soins intensifs sont principalement infectés par le Delta".