Pas facile d'être un expert en 2021. Surtout lorsque vous vous appelez Marc Van Ranst. Connu pour avoir des discours parfois alarmistes et être très influent dans les décisions prises par le fédéral, l'infectiologue est la cible de harceleurs téléphoniques. Comme il l'annonçait sur Twitter ce dimanche: “Voici un aperçu de mon journal d’appels de ce soir" avait-il écrit en constatant "de faux appels, surtout de groupes de jeunes ivrognes, pour la plupart des 'vlaamsblokkers' (autoproclamés)."


Dans un nouveau tweet, Marc Van Ranst a annoncé qu'il avait agi après toutes les sollicitations non souhaitées dont il fait l'objet. Ce lundi à 23h, il a posté ceci: "Aujourd'hui, j'ai reçu jusqu'à présent 47 appels téléphoniques traqués: 15 appels de 'héros' anonymes et 32 ​​appels de 21 personnes (pas si intelligentes) avec un numéro de téléphone visible. Cette liste entière va être transmise à la police fédérale.”


Pour rappel, les auteurs risquent jusqu’à deux ans de prison et 300 euros d’amende pour ce genre de faits. Ce n'est pas la première fois que le virologue passe à l'action. Il y a deux semaines, il avait décidé de porter plainte après les menaces de mort d’un internaute. En juillet 2020, il avait également bénéficié d'une protection policière à cause de menaces provenant de l'extrême droite.