Les propos de Marc Van Ranst dans une interview accordée au magazine Knack ont provoqué quelques grincements de dents ce lundi. Le virologue a déclaré n'avoir "aucune compassion" pour les jeunes fêtards qui mettent à mal les efforts de toute une population.

Il était invité à réagir aux derniers incidents du week-end, où une rave party avec plus de 300 personnes a été organisée. Mais surtout, samedi dernier, un jeune homme de 21 ans est décédé à Anvers en voulant échapper à un contrôle de police. "Un événement tragique" selon le virologue. Qui dit aussi qu'"aucune compassion ne doit être accordée aux personnes qui participent à une lockdown party", a-t-il confié à Knack.


Confronté aux réactions indignées, le virologue a par après précisé sa pensée sur Twitter. "Le décès de ce jeune homme est évidemment tragique pour les parents et les amis. Cela mérite uniquement de la sérénité. Le "zéro compassion" faisait référence à la tolérance zéro pour les lockdown parties. Il ne doit pas y avoir de privilèges supplémentaires pour ceux qui organisent des fêtes".

Entre-temps, le magazine Knack a adapté le titre de son article. Van Ranst regrette qu'on pense désormais qu'il est "sans coeur" par rapport à la mort du jeune homme. 

Toujours harcelé

Par ailleurs, Van Ranst explique aussi qu'il y a d'autres activités préférables aux lockdown parties comme "Faire du vélo, aller au musée ou pratiquer des sports en plein air."

D'ailleurs le virologue ne veut plus rien entendre à propos de ces soirées et des tests. Il a même été harcelé en pleine soirée "Ces tests n'empêcheront pas les idiots d'enfreindre les règles. Il y a beaucoup plus de fêtes aujourd'hui qu'on ne le pense. La dernière lubie est d'appeler Marc Van Ranst en pleine fête. La nuit dernière, c'est arrivé huit fois. Très drôle..."