Le chirurgien esthétique Jeff Hoeyberghs, qui est poursuivi pour sexisme et discrimination pour des propos polémiques sur les femmes tenus à l’UGent en 2019, est un grand opposant aux mesures sanitaires. Il juge en effet que les droits de l'homme ont été violés et, avec d'autres personnes qui partagent son avis, il a introduit plusieurs procédures afin de les faire contester et annuler, sans succès.

Le 19 juin dernier, il envoyait un courrier accusateur à Marc Van Ranst. Dans ce texte, partagé ce samedi par le virologue sur Twitter, il interpelle directement l'Ordre des médecins : " L’Ordre doit intervenir en se distançant formellement, notamment des médecins à pouvoir politique qui se rendent coupables de charlatanisme, de diffusion de fausses informations au public sous des termes pseudoscientifiques ou même totalement infondés. Ils participent à un coup d’État qui non seulement bâillonne la médecine déontologique, mais la rend largement impossible”.

Jeff Hoeyberghs continue ainsi : "Je vous demande en particulier la suspension immédiate de mes collègues Maggie De Block, qui a un emploi secondaire en tant que ministre de la Santé, et Marc Van Ranst, professeur à la KUL, membre du conseil consultatif pour le gouvernement, et qui occupe un poste secondaire de propagateur de folie dans les médias”. L'auteur du message tranche : “leurs actions politiques ne sont plus compatibles avec la déontologie médicale et le statut de confiance associé aux médecins”.


L'intéressé ne semble pas fort inquiété par cette accusation et cette demande, il a ainsi rétorqué sur le même réseau social : "La plainte de Hoeyberghs et Verstraeten portait sur "le charlatanisme, la diffusion de fausses informations insensées et la participation à un coup d'État". L'Ordre des médecins, bien entendu, a rejeté cette plainte ridicule". Il a également précisé qu'une telle plainte avait également été formulée par la même personne à l'encontre de Steven Van Gucht.