La cacophonie est totale depuis plusieurs jours dans les rangs de la majorité gouvernementale. Alors que plusieurs personnalités du MR et du PS ont fustigé les propos tenus par Frank Vandenbroucke (sp.a) sur la fermeture des commerces , le président du sp.a, Conner Rousseau, est venu à la rescousse de son ministre de la Santé . Pointant du doigt le MR, le socialiste flamand a accusé la formation libérale francophone d'être à l'origine des complications actuelles. "Nous connaissons tous l'approche du MR sous le précédent gouvernement: un assouplissement trop rapide nous a mis dans cette merde", a ainsi commenté M. Rousseau. Des propos qui ont fortement déplu au président du MR, Georges-Louis Bouchez, qui a répondu aux attaques du leader socialiste flamand sur Twitter. "Le parti libéral n'a pas trop vite assoupli les règles. Continuons à parler sereinement des mesures qui sont nécessaires pour combattre le virus. Une gestion de crise avec un équilibre entre la santé (mentale), la solidarité, l'économie et la société. Sans symbole", a écrit le Montois sur le réseau social à l'oiseau bleu.

Le virologue Marc Van Ranst (KULeuven) est alors, à son tour, intervenu. "La vérité a également ses droits, M. Bouchez, a réagi l'expert membre du Risk Assessment Group (groupe chargé de conseiller les politiques). La fois passée, on a assoupli bien trop vite. Espérons qu'un âne ne trébuchera pas deux fois sur la même pierre (proverbe flamand qui signifie qu'une personne bête devient sage grâce à son expérience, ndlr.)." 



Ne se laissant pas démonter, le président du MR a admis que "la vérité avait en effet ses droits". "Elle me permet de dire qu'aucune décision n'a été prise sans vos conseils, a-t-il rétorqué à M. Van Ranst. Je pense que c'est important de le rappeler." 


Ce n'est pas la première fois que les deux hommes s'écharpent sur Twitter. Dans le courant du mois d'août, le leader libéral avait reproché au virologue de la KULeuven d'avoir critiqué sur les réseaux sociaux les éventuelles mesures qu'allait prendre le Conseil National de Sécurité avant même que ce dernier n'ait lieu . "Peut-être attendre le CNS pour faire des observations et oppositions ? Ou alors on peut faire les réunions sur Twitter peut-être ?", avait lancé le Montois.