Magasins, restaurants, salles de sport ou encore administrations : en Flandre, il n'y est désormais plus obligatoire de porter un masque. Un assouplissement qui ravit Marc Van Ranst, qui a confié à nos collègues de Het Laatste Nieuws ne jamais s'y être habitué. "J'ai détesté chaque instant avec un masque", exulte l'expert.

Selon ce dernier, la suppression de l'obligation du port du masque va entraîner une augmentation des infections, sans se traduire par un plus grand nombre de patients en soins intensifs pour autant. "Les personnes qui ont été vaccinées se retrouvent rarement à l'hôpital. En Flandre - avec notre taux de vaccination élevé - nous pouvons nous permettre de faire quelque chose", explique-t-il. "La suppression du masque obligatoire est une étape logique après la série d'assouplissements qui a déjà eu lieu. C'est, en fait, la seule mesure qui peut encore être prise", souligne Marc Van Ranst, notant tout de même que les virologues auraient préféré que les assouplissements soient mis en œuvre à un rythme un peu plus lent. "Je comprends les politiciens qui auraient voulu aller beaucoup plus vite. C'est un risque calculé."

Si l'expert confie ne plus porter de masque dans les endroits où il n'est plus nécessaire, comme les magasins, il explique avoir en permanence avec lui un compteur de CO2, qu'il utilise depuis plus d'un an. "Si l'alarme de mon compteur de CO2 se déclenche, je peux mettre mon masque ou quitter le magasin", explique-t-il.

Un retour en force de la grippe ?

L'expert a également fait le point sur le virus de la grippe, qui avait su être partiellement éloigné l'hiver passé grâce aux différentes mesures sanitaires. Celui-ci pourrait frapper plus fort cette année. "Il est très difficile de prévoir ce qui se passera cette année. Il se peut que, pour la deuxième année consécutive, il n'y ait pas de saison de grippe. Mais si le virus de la grippe arrive ici, il trouvera une population qui n'a pas construit d'immunité et qui est plus sensible", expose l'expert.

Il a également mis en garde contre une possible mutation du virus. "Nous voyons cela souvent : si le virus de la grippe est absent pendant un certain temps, un vide se crée. La nature n'aime pas ça et le virus de la grippe peut alors effectuer un changement génétique. Pour l'instant, rien n'indique que cela se produira, mais c'est de cette manière que la pandémie de grippe asiatique a éclaté en 1957", commente Marc Van Ranst. "En bref, cette année, toute la gamme est ouverte. Soit nous échappons à nouveau à la saison de la grippe, soit une nouvelle pandémie apparaît, soit il se passe quelque chose entre les deux", conclut-il.