Belgique

La ministre fédérale de l'Energie, Marie-Christine Marghem, a rappelé vendredi la nécessité de voter rapidement la loi-cadre sur le mécanisme de rémunération de capacité (CRM) qui encadrera les nouvelles centrales au gaz pour la production d'électrcité. 

De la sorte, les marchés de construction des premières unités pourront être lancés au plus tard en 2021 et le calendrier de la sortie du nucléaire sera respecté. "Ce n'est manifestement pas la volonté de la N-VA", a-t-elle ajouté.

Plusieurs personnalités de la N-VA ont exprimé cette semaine de fermes réticences face au CRM et au coût que pourraient supporter les ménages. Or, pour obtenir le vote de la loi, le gouvernement devra trouver des soutiens dans l'opposition puisqu'il n'a plus de majorité.

Le président des nationalistes, Bart De Wever, a avancé l'hypothèse d'un coût de 9 milliards d'euros. Le député régional Andries Gryffroy a quant à lui appelé la ministre a faire connaître ses chiffres. Impossible à ce stade, répond Mme Marghem (MR).

"Il est impossible d'obtenir le coût définitif des futures centrales à gaz aujourd'hui. Tout d'abord parce que le système du CRM repose sur la mise en concurrence des différents opérateurs afin d'obtenir le niveau de soutien le plus bas pour le consommateur. Et que les offres ne sont pas encore connues aujourd'hui. Cela dépendra aussi du prix de l'électricité au moment où les centrales à gaz seront opérationnelles. Les modalités de financement seront élaborées après le vote de la loi via les arrêtés royaux d'exécution", a-t-elle expliqué dans un communiqué.

La ministre MR renvoie donc à l'étude du Bureau du Plan et du professeur de l'Université de Gand Johan Albrecht qui estimait ce coût à 15 euros par ménage.

Parmi les réactions de la N-VA, il en est une qui a plus particulièrement retenu l'attention des médias, celle de l'ex-secrétaire d'Etat Francken, qualifiant les ministres MR de "boulets au pied".

Mme Marghem déplore "l'attitude agressive et grossière de monsieur Francken qui semble vouloir faire campagne sur le dos de ses anciens partenaires de majorité".

Dans l'opposition, le cdH a dit être prêt à discuter du projet du gouvernement mais pose deux "points d'exigence" portant sur un nombre adéquat de centrales au gaz pour garantir la sécurité d'approvisionnement et la maîtrise du surcoût pour les ménages et les PME.

Le centristes regrettent toutefois le temps mis par la ministre pour présenter la concrétisation du CRM.