Le programme des cours du 1er degré de l'enseignement secondaire -- 1re et 2e année -- pourrait à l'avenir intégrer davantage de cours orientés vers les technologies et les arts afin que les choix d'orientation vers l'enseignement professionnel soient mieux réfléchis, et qu'ils génèrent dès lors moins d'échec scolaire.

Telle est l'une des conclusions tirées mercredi par la ministre de l'Enseignement obligatoire, Marie-Martine Schyns (cdH), sur base d'un rapport intermédiaire du dispositif "Expairs".

Lancée il y a un an, cette étude a évalué 45 projets-pilotes menés dans l'enseignement professionnel auxquels ont participé près de 2.500 élèves au total, soit près de 20% des élèves inscrits en 3e année professionnelle en Fédération Wallonie-Bruxelles.

"Les observations de terrain confirment l'importance d'un choix d'orientation professionnelle mieux affirmé et le besoin d'une véritable maturation du jeune par rapport à l'offre des filières techniques et professionnelles", estime mercredi Mme Schyns sur base de l'étude.

Selon elle, il pourrait être opportun, dans le cadre des activités scolaires complémentaires, d'assurer dès le 1er degré (1re et 2e secondaire, ndlr) des cours d'initiation aux technologies ou aux disciplines artistiques. Ces cours seraient toutefois organisés exclusivement sur base volontaire par les écoles.

Interrogé, le cabinet Schyns précisait qu'il pourrait soumettre dans les semaines (ou mois) qui viennent une proposition législative en ce sens devant le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Celle-ci s'inscrirait dans l'adaptation programmée du 1er degré du secondaire.

Redéfini en 2006 par un décret, le 1er degré du secondaire est conçu comme un "tronc commun" des apprentissages de bases que doivent assimiler les jeunes jusqu'à leurs 14 ans.