La conseillère communale bruxelloise, Marie Nagy, a annoncé mercredi qu'elle quittait Ecolo. 

Elle avait perdu sa fonction de chef de groupe au conseil communal après la parution en mars dernier dans la presse d'une tribune libre, critique envers le parti. Dans une carte blanche diffusée dans Le Soir, Marie Nagy mettait en cause l'évolution des Verts sur la question religieuse. A l'approche de nouvelles échéances électorales, elle appelait son parti à mener "un débat de clarification nécessaire".

Dans la foulée, l'assemblée générale d'Ecolo Ville de Bruxelles avait adopté une motion évoquant une "inévitable rupture de confiance qu'engendre la publication de la carte blanche entre Marie Nagy et la locale". L'assemblée avait demandé que la Commission des Membres d'Ecolo, instance compétente du parti, soit saisie d'une demande d'exclusion de Marie Nagy de la section locale.

"Plus de deux mois après la décision de l'assemblée générale demandant mon exclusion, je constate avec satisfaction que la Commission des Membres n'a pas trouvé matière à exclusion. Et pas davantage quel qu'élément que ce soit mettant en cause ma fidélité aux idéaux et aux combats de l'écologie politique ou la qualité de mon travail", a expliqué Marie Nagy mercredi dans un communiqué.

La Commission a toutefois décidé d'une suspension de six mois à son égard.

"Attachée aux valeurs d'un projet écologiste, fondé sur le respect, l'échange, le dialogue, le débat, je constate qu'à Ecolo, c'est le dénigrement et l'exclusion qui prévalent dans la gestion de cette polémique", a-t-elle ajouté.

Marie Nagy "tourne avec une grande tristesse la page de cette longue histoire commune avec Ecolo". Elle affirme qu'elle représentera à l'avenir "tous les citoyens de Bruxelles" et qu'elle continuera à défendre les valeurs qui lui sont chères, notamment "la solidarité et la justice sociale, la lutte pour l'environnement et le principe de la neutralité des institutions publiques".

Dans son communiqué, la conseillère évoque encore une plainte qu'elle a déposée mi-mars auprès de la Commission des Membres à l'encontre de la conseillère communale Ecolo Zoubida Jellab, qui l'avait qualifiée de "raciste" et d'"islamophobe".

"La commission a reconnu la faute et a demandé que des excuses me soient présentées", se réjouit Marie Nagy avant de faire part de son étonnement quant à l'absence de sanction à l'égard de Mme Jellab. Face à cette non sanction, elle décidé de porter plainte pour calomnie, diffamation et injure "pour des accusations graves à mon égard qui constituent des infractions à la loi".

Après la mise à l'écart de Marie Nagy, le groupe Ecolo-Groen au conseil communal de Bruxelles avait désigné Zoubida Jellab et Catherine Lemaitre pour prendre la tête du groupe.