Alors que la Belgique s'apprête à mettre un nouveau coup d'accélérateur dans sa campagne de vaccination, le pays continue à voir son nombre moyen de contaminations et d'hospitalisations diminuer . De quoi redonner de l'espoir quant à des jours meilleurs (très) proches ? Marius Gilbert s'est montré plutôt optimiste quant aux mois à venir à l'antenne de la RTBF. "On voit qu’il y a trois indicateurs qui sont en baisse simultanément. Ce sont, d’une part, le nombre de cas positifs, mais aussi le taux de positivité et, surtout, le nombre d’admissions hospitalières", a pointé l'épidémiologiste (ULB). Selon ce dernier, ces tendances devraient continuer à s'observer dans les prochaines semaines, notamment dans les hôpitaux. "On a de bonnes raisons de penser maintenant, en raison de l’avancement de la campagne de vaccination, que les hospitalisations ne vont plus vraiment cesser de diminuer", a-t-il postulé auprès de nos confrères de la RTBF.

Pour le vice-recteur de l'ULB, on pourra réellement constater un avant et un après à cette campagne de vaccination. Il s'attend par ailleurs à voir s'opérer un véritable changement dans la gestion de l'épidémie. "Dans le mois qui vient, on va voir ce basculement qui va se dérouler petit à petit avec ce bénéfice de la vaccination qui va se marquer de plus en plus. On va vraiment basculer vers un changement de phase, passer dans un autre régime avec des choses à maintenir mais qui n’aura plus rien à voir avec ce qu’on a connu."

 La mise en garde et l'exemple d'Israël

Marius Gilbert a appelé toutefois à la prudence face au retour à une vie normale en Belgique et a cité l'exemple d'Israël. "La crainte est que dès le moment où les gens sont vaccinés, ils ont l’impression qu’ils sont complètement protégés et donc on relâche tout", a-t-il mis en garde. "Dans ce cas-là, le bénéfice de la vaccination est dans un premier temps compensé par une augmentation des contacts due au fait qu’on se sent peut-être un peu trop en sécurité."

Enfin, il a souligné sur l'antenne de la RTBF plusieurs "incertitudes" qui rendaient impossible de fixer une réelle date pour un retour à la liberté. L'expert a ainsi cité la "résistance" de certains variants aux vaccins et la proportion de personnes vaccinées.