Au terme d'un nouveau Conseil national de sécurité, la Première ministre, Sophie Wilmès (MR), a annoncé une série d'assouplissements dans les règles sanitaires actuelles . Mais la libérale a également prévenu les Belges: certaines mesures devront rester en place. C'est le cas notamment de la bulle de cinq, qui n'a finalement pas éclaté comme certains experts et politiques le recommandaient. Pour sa part, Marius Gilbert a estimé que la mesure " très forte " posait problème en terme d'applicabilité. " Il y avait également des soucis de contrôle et une forme de lassitude , a détaillé l'épidémiologiste (ULB), sur le plateau de la RTBF. Comment peut-on vérifier qu’une personne respecte la bulle de 5 ?"

L'expert qui a oeuvré au déconfinement de la Belgique a estimé que cette règle stricte allait devoir évoluer prochainement. " On va devoir modifier ce type de règles dans les prochains mois pour avoir quelque chose de plus simple et vérifiable" , a-t-il ajouté, soulignant que les gens ne comprenaient pas forcément pourquoi on leur demandait de faire tant d'efforts.

Enfin, Marius Gilbert est revenu sur les dires de la Première ministre au sujet des Belges qui reviennent d'une zone rouge. Sophie Wilmès a insisté sur l'importance pour cette partie de la population d'effectuer un test Covid à leur retour et de respecter les règles de quarantaine, regrettant que jusqu'à présent nombreux étaient ceux qui passaient outre ces mesures. " Je pense qu’il faut revenir à une responsabilité individuelle , a affirmé l'épidémiologiste, balayant l'idée de sanctions. Vu le délai, on est presque à la fin des vacances, ce n’est plus le moment de rentrer là-dedans. Il y aurait le risque que les gens se mettent à faire de fausses déclarations."