Il a été transféré en France dans la plus grande discrétion par crainte d’évasion.

Comme nous vous le dévoilons en exclusivité: Mehdi Nemmouche a été livré à la France.

Son transfert s’est opéré dans la plus grande discrétion. Les unités spéciales y ont participé. Le transport du condamné chez nos voisins s’est réalisé sous haute surveillance, par crainte d’une éventuelle tentative d’évasion.

Mehdi Nemmouche est bien arrivé dans la prison de Meaux-Chauconin. Il y est détenu sous très haute sécurité.

Dès le 30 juin 2016, un mandat d’arrêt européen avait été émis contre Mehdi Nemmouche. C’est dans le cadre de celui-ci que le condamné à la réclusion à perpétuité pour les quatre assassinats terroristes commis au Musée juif de Bruxelles a été remis à la France.

Outre-Quiévrain, Mehdi Nemmouche devra répondre de l’enlèvement et la séquestration en bande organisée et en lien avec une entreprise terroriste de quatre otages français en Syrie. Les faits ont eu lien entre l’été 2013 et le printemps 2014. Les otages sont catégoriques : Mehdi Nemmouche était l’un de leurs geôliers.

Devant la cour d’assises de Bruxelles, deux des anciens otages en Syrie étaient venus témoigner des atrocités subies.

Didier François et Nicolas Hénin avaient qualifié Mehdi Nemmouche de personne sadique, ludique et narcissique. "Sadique dans sa haine pour les juifs et les chiites", précisait Nicolas Hénin, ajoutant que Mehdi Nemmouche vouait une admiration au tueur Mohamed Merah, qualifié de " plus grand homme que la France ait connu selon lui ". "Il rêvait de ‘fumer’ une petite juive en la tirant par les couettes", avait ajouté Didier François.

Enfin pour le côté ludique, les anciens otages précisaient à Bruxelles que Mehdi Nemmouche faisait croire à ses victimes qu’il allait les tuer ou qu’il avait exécuté l’un d’eux.

C’est précisément sur son rôle de geôlier que Mehdi Nemmouche devra désormais rendre des comptes à nos voisins français. Il a été livré dans le cadre du mandat d’arrêt de 2016 mais rien n’a encore été décidé à ce stade sur un éventuel retour du condamné dans une prison belge.

Niant jusqu’au dernier jour son implication dans l’attentat du Musée juif, il y a très peu de chances que Mehdi Nemmouche adopte une autre attitude en France.

Enfin pour ce qui est de son comportement, très calme, en prison, celui ci n’a guère changé après sa condamnation le 12 mars dernier par la cour d’assises de Bruxelles.