La SNCB et Infrabel seront très vigilants cette semaine face aux températures élevées.

Alors que le mercure a atteint 30 degrés ce lundi, la vague de chaleur devrait poursuivre son ascension ce mardi ainsi que pour tout le restant de la semaine. Selon les prévisions de l’Institut royal météorologique (IRM), le thermomètre affichera 32 ce mardi à la station d’Uccle (qui fait référence), avant de baisser légèrement les jours suivants, mais se maintenant à plus de 25 °C, sachant qu’une vague de chaleur est déclarée officielle lorsque les températures maximales sont supérieures à 25 °C pendant minimum cinq jours consécutifs, et dont au moins trois présentent des valeurs dépassant 30 °C.

Si la vague de chaleur n’est pas encore totalement officielle, elle se fait déjà largement ressentir. Moins d’efficacité au travail, des difficultés à s’endormir, une fatigue accrue, les conséquences de ces températures élevées sont multiples et impactent même… le réseau ferroviaire. "En effet, les rails sont sensibles aux températures très élevées comme aux importantes vagues de froid, ils peuvent donc se dilater lors de ces périodes", indique Elisa Roux, porte-parole de la société ferroviaire.

La SNCB et Infrabel, en charge du transport et de l’infrastructure ferroviaire, prendront soin tout au long de la semaine d’être attentifs à la chaleur. La SNCB portera ainsi davantage d’attention à l’air conditionné à bord des trains et aux appareils électroniques sensibles aux fortes chaleurs.

"Par les fortes chaleurs, le rail se dilate. C’est ce qu’on appelle ‘le serpentage’. Il ne faut donc pas qu’il parte en spaghetti sinon c’est le déraillement assuré . Du coup, on prend toute une série de mesures et on surveille en permanence le rail. De plus, certains types de travaux sont interdits (comme le soudage par exemple), tout est sous surveillance. Nos équipes mobiles ont été déplacées aux créneaux horaires qui correspondent le mieux aux risques probables, c’est-à-dire entre 11 h et 16 h, où il fait le plus chaud", explique Arnaud Reyman, porte-parole d’Infrabel.

Chez le gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire, le "plan été" a donc été activé, comprenant un volet préventif, ainsi qu’une vigilance et des interventions en cas de problème. Composé de métal et de pierre, le rail chauffe très rapidement et peut devenir dangereux selon la météo. "Mais les plus grosses craintes portent sur les variations de températures. Le plus mauvais et dangereux est de passer de 30 degrés la journée à 15 durant la nuit, ce qui n’est pas le cas actuellement", détaille-t-il.

Et parfois, il est nécessaire de ralentir les trains pour ne prendre aucun risque car sous la chaleur, les rails peuvent se dilater, se déformer et les fils caténaires se détendre. De plus, des trains qui freinent, ce sont des salariés qui arrivent en retard au travail : on en revient donc au sujet de la productivité et de l’efficacité sous météo caniculaire. "Les composants électriques et électroniques des trains peuvent en effet être sensibles aux températures très élevées. Nos équipes sont donc d’autant plus vigilantes en cas de fortes chaleurs pour être prêtes à intervenir rapidement au besoin", conclut Elisa Roux.