Parmi celles-ci, le chômage temporaire corona, qui devait cesser fin 2021. Le droit passerelle est également prolongé, avec cependant un changement dans la perte de chiffre d'affaires exigée pour bénéficier de sa version "simple". Le paquet global de mesures est valable pour le premier trimestre 2022, a annoncé en conférence de presse le Premier ministre Alexander De Croo, entouré des ministres de l'Économie et du Travail, Pierre-Yves Dermagne, des Pensions et de l'Intégration sociale, Karine Lalieux, des Classes moyennes et indépendants, David Clarinval, et des Finances, Vincent Van Peteghem.

Le chômage temporaire pour "force majeure", spécifique à la pandémie, concerne tous les secteurs, dès le moment où une entreprise fait basculer certains travailleurs en chômage partiel ou complet, que ce soit pour cause de baisse d'activité ou de fermeture forcée. Il vaut aussi pour les travailleurs forcés de rester chez eux pour cause de quarantaine, de quarantaine d'un enfant ou parce que leur structure d'accueil est fermée.

Parmi les autres mesures prolongées figure le fameux "droit passerelle". Double pour "les indépendants qui voient leur activité fermée obligatoirement", rappelle M. Clarinval (MR). "On pense aux discothèques, mais aussi aux plaines de jeux, certains acteurs de l'évènementiel", ajoute-t-il. Et un droit passerelle "simple" pour ceux qui n'ont pas été forcés à la fermeture "mais voient une diminution de leur chiffre d'affaires de 40% par rapport à la référence de 2019". Ce droit passerelle simple a donc été adapté: on passe d'une exigence de 60% de perte de CA à 40%.

Les publics particulièrement fragiles ne sont pas oubliés: la prime de 25 euros par mois pour les bénéficiaires de la Grapa, personnes touchant des allocations pour handicapés et bénéficiaires du revenu d'intégration sociale est ainsi prolongée aussi, parmi d'autres soutiens. Cette prime a déjà été prolongée à plusieurs reprises au fil de la crise sanitaire, passant cependant de 50 à 25 euros.