Une question se pose : ce dossier pourra-t-il un jour être rouvert ?

"Si demain, quelqu’un affirme qu’il connaissait bien Marcel Marchal et que ce dernier a bien été chez Dutroux, c’est un élément nouveau et les parties civiles pourraient demander à rouvrir le dossier Bis. Marchal, c’est le gars du "Brazil", un bar de prostituées de Blankenberge. Il était soupçonné de trafic d’êtres humains. On a retrouvé son nom dans l’agenda de Marc Dutroux. Son bar était proche du casino où An et Eefje Lambrechts ont été vues. Un voisin du bar dit même avoir vu les deux jeunes filles avec Dutroux devant le bar, vers minuit, le 22 août 1995, le soir de leur disparition. Pourquoi n’a-t-on pas été chercher Marchal au Brésil, où il réside à présent, pour prélever son ADN et le comparer aux 28 ADN inconnus du dossier Bis ? Je ne comprends pas que mon successeur au parquet de Neufchâteau n’ait pas poursuivi les investigations… Cela me dépasse. Ces ADN inconnus sont peut-être aussi ceux d’autres victimes. Non, décidément : il fallait aller au bout de ce dossier Bis !"

Concernant la demande de libération conditionnelle de Marc Dutroux auprès du tribunal d’application des peines, Bourlet se montre circonspect : "J’ai côtoyé Dutroux jusqu’en 2004. Peut-être a-t-il changé mais ça m’étonnerait grandement. Il n’éprouve aucun remords vis-à-vis des victimes. Le pervers psychopathe change très difficilement. Dutroux est un malade que l’on ne peut pas guérir".