Elle n’ira pas devant le tribunal de première instance de Namur.

La Chambre du Conseil de Namur a rendu, ce jeudi vers 15 heures, sa décision concernant une organisation frauduleuse d’insolvabilité et de travail illégal. Son président a suivi les réquisitoires du parquet formulés il y a un mois à la même date. Celui-ci avait, le 7 février, requis le non-lieu car la prévention d’organisation frauduleuse d’insolvabilité a été jugée prescrite : en effet, la plainte de la famille Lambrecks avait été déposée en août 2012.

Lors du décès de sa maman en 2000, Michelle Martin avait pris la décision de renoncer à l’héritage (qui comprenait une maison à Waterloo, des bijoux et des pièces en or et estimé entre 200 et 400 000 €) au profit de ses trois enfants, ce qui avait choqué les parties civiles et, plus particulièrement Jean Lambrecks, le papa d’Eefje, ainsi que Lendeert, le frère d’Eefje. Ils avaient cru que Martin voulait échapper à toute saisie qui aurait eu lieu à l’issue du procès de 2004. Martin était aussi prévenue d’avoir fait transporter au couvent des meubles issus de la maison maternelle de Waterloo. Il était aussi reproché à l’ex-femme de Dutroux des préventions relatives à des rémunérations qu’elle aurait perçues lors de son séjour auprès des sœurs de Malonne.

La Chambre du Conseil a jugé ces charges insuffisantes : Michelle Martin effectuait bien quelques travaux, comme la préparation des repas ou du repassage mais en échange du gîte et du couvert. L’héritage, comprenant. Michèle Martin, depuis sa libération et la fin de son séjour au couvent de Malonne, habite dans un appartement de Floriffoux que l’ancien président du tribunal de Namur, Christian Panier, met à sa disposition au sein de sa maison.

Au début de l’affaire qui vient de connaître son dénouement aujourd’hui, les médias étaient présents en masse au tribunal de Namur dans l’espoir d’apercevoir Michelle Martin mais elle ne s’est jamais présentée devant la Chambre du Conseil puisqu’à chaque fois représentée par son conseil, Me Thierry Moreau. Contacté par nos soins, celui-ci n’a pas souhaité s’exprimer tant qu’il n’avait pas connaissance écrite de la décision de la Chambre du Conseil. Jean Lambrecks et ses avocats étaient présents à chaque session. À chaque fois, ils nous ont opposé un "no comment" ! Ils disposent de quin- ze jours pour interjeter appel.