"Le casse du siècle s'est déroulé au nez et à la barbe du gouvernement wallon qui avait pourtant les moyens d'arrêter plus tôt cette association de malfaiteurs", a réagi jeudi matin le chef de groupe cdH au Parlement de Wallonie, François Desquesnes, après les nouvelles révélations dans le dossier Nethys.

Mercredi, Le Soir, se basant sur le rapport de l'interim manager Renaud Witmeur, rapportait que quatre managers de Nethys - Stéphane Moreau, Pol Heyse, Bénédicte Bayer et Diego Aquilina, le CEO d'Intégrale - se sont partagé un total de 18,6 millions d'euros, dont 11,63 millions rien que pour Stéphane Moreau.

Par ailleurs, si certains paiements ont été effectués en mai 2018, la majeure partie des versements a eu lieu le 9 octobre dernier, trois jours après l'annulation, par le gouvernement wallon, des cessions par Nethys de trois de ses filiales (Voo, Elicio et Win), ajoutait le quotidien.

"Je parlais, il y a un mois déjà, du casse du siècle en demandant l'envoi d'un commissaire spécial du gouvernement. Ce casse a eu lieu: Moreau et sa bande étaient dans la banque et ils se sont servis. Il est incompréhensible qu'on ne l'ait pas prévu, d'autant que le gouvernement, avec le décret gouvernance, avait les moyens d'agir", a poursuivi François Desquesnes.

"Aujourd'hui, il est trop tard. Un commissaire spécial aurait dû être envoyé dès l'annonce de l'annulation des ventes. Je regrette que l'exécutif ait laissé passer cette occasion", a-t-il conclu.