Quelque 6.165 personnes sont inscrites pour l'épreuve organisée le 6 juillet. Il n'y avait pas eu de session en juillet l'an passé, mais si on compare avec les étudiants qui sont venus passer l'épreuve en juillet 2019 (3800) et 2018 (3615), on constate une énorme différence.

Attention, précise l'Ares (la coupole de l'enseignement supérieur): 6.165 inscrits ne signifient pas qu'il y aura 6.165 candidats présents mardi: il y a toujours une petite partie des étudiants qui ne se présentent pas. Pour effectuer une comparaison très minutieuse, il faut attendre les chiffres de la semaine prochaine, nous dit-on. Même si l'énorme regain d'intérêt ne fait aucun doute. 

L'épreuve de cette année se déroulera selon des modalités définies avec les universités et le gouvernement. Elles auront lieu en présentiel et de manière décentralisée dans les cinq universités qui proposent un premier cycle en médecine/dentisterie, à savoir l'ULiège, l'UCLouvain, l'ULB, l'UMons et l'UNamur. 

Afin de protéger la santé tant des candidats que du personnel encadrant, ces épreuves seront organisées dans le respect des mesures sanitaires d'application (distanciation sociale de 1,5m, port du masque obligatoire durant l'épreuve, gel hydroalcoolique). 

L'examen est programmé entre 9h30 et 17h. Les candidats seront amenés à répondre par écrit à des questions à choix multiples portant sur les 8 matières évaluées, fixées par décret et réparties en deux catégories : "connaissance et compréhension des matières scientifique" et "communication et analyse critique de l'information". 

Tous les inscrits qui réussissent l'épreuve seront admis à entamer leurs études de médecine/dentisterie. Une seconde épreuve sera organisée le 28 août. 

L'an dernier, avec un nombre plus restreint d'inscrits à l'unique épreuve organisée en septembre, près de 1.300 personnes avaient réussi, soit bien plus que le nombre de quotas Inami accordés à la fin des six années de cursus pour les nouveaux médecins francophones. 

Cette situation pousse le gouvernement fédéral à réclamer à la Fédération Wallonie-Bruxelles qu'elle instaure, comme l'a déjà fait la Flandre, un concours d'entrée aux études de médecine afin de mieux faire correspondre le nombre d'étudiants au volume de quotas Inami qui leur sont destinés. L'examen d'entrée en médecine a été introduit en 2017.