Depuis le mois de juin dernier, la SPGE réalise des études de suivi de la présence du SARS-CoV-2 dans les eaux usées en Wallonie. Des prélèvements d’eaux usées ont d’abord été réalisés dans huit stations d’épuration. Il y en a désormais seize. Car le virus du Covid-19 peut être retrouvé dans les eaux usées, après avoir ruisselé dans nos égouts au terme d’un lavage des mains, par nos toilettes ou le lavage de vêtements. Le but de ce projet est de disposer d’un outil de détection précoce ou plus précisément, de toute augmentation de la circulation du virus dans la population. Ce suivi s’intègre depuis mi-septembre 2020 dans un projet national de suivi coordonné par Sciensano. Dans les faits, ces données ne sont toujours pas employées concrètement. "En ce moment, elles ne sont pas utilisées dans les analyses de risques par les experts du RAG. Car les données ne sont pas encore standardisées. Il peut y avoir des fluctuations selon les précipitations", pointe Steven Van Gucht, président du comité scientifique de Sciensano. "Mais il serait en effet intéressant de les intégrer dans l’analyse du RAG. On y a travaillé et ce sera bientôt le cas."

Le gouvernement de Wallonie a en effet annoncé la semaine dernière que Sciensano publierait bientôt dans ses rapports hebdomadaires des indicateurs issus du monitoring des eaux usées. Les données brutes issues du monitoring des eaux usées seront accessibles aux scientifiques une fois qu’elles seront stabilisées, via une demande à Sciensano. Aucune date n’est encore précisée.