"Notre société n'acceptera jamais la violence aveugle, et encore moins à l'égard de nos forces de l'ordre", a déclaré dimanche soir le Premier ministre Alexander De Croo via son porte-parole, en réaction aux émeutes qui ont suivi une nouvelle manifestation contre les mesures sanitaires à Bruxelles. "La liberté d'expression est l'un des fondements de notre société. Chacun est libre de manifester son opinion. Mais notre société n'acceptera jamais la violence aveugle, et encore moins à l'égard de nos forces de l'ordre. Les personnes impliquées ce dimanche seront poursuivies", selon la déclaration du Premier ministre.

Des images de violences envers la police circulaient dimanche après-midi sur les réseaux sociaux, montrant notamment des policiers retranchés dans une bouche de métro après avoir été pris à partie par des protestataires.


"Journée difficile aujourd'hui sur Bruxelles", a pour sa part tweeté le bourgmestre de Bruxelles Philippe Close. "Rien ne peut justifier les agressions physiques dont ont été victimes les forces de l'ordre. En concertation avec le procureur du Roi nous ferons tout pour identifier les auteurs."


"Beaucoup de respect pour les policiers qui ont fait tout leur possible pour gérer la situation", a estimé la ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden.


"Les images de la manifestation aujourd'hui à Bruxelles sont interpellantes", a encore relevé le ministre-président de la Région bruxelloise Rudi Vervoort. "Le droit de manifester n'est pas une excuse pour détruire notre ville et attaquer notre police. Nos services mettent tout en œuvre pour retrouver et punir les auteurs de ces actes inacceptables."


Au total, trois policiers et 12 manifestants ont été emmenés à l'hôpital, mais aucun d'entre eux n'est en danger de mort, a communiqué la police bruxelloise vers 19h00. "Une soixantaine de personnes a été arrêtée administrativement et une dizaine judiciairement pour détention ou jet de projectiles, notamment des matériaux inflammables, rébellion et dégradation de biens publics."