La Belgique a pris une décision radicale, ce vendredi 22 janvier. Pour endiguer la propagation des nouveaux variants du coronavirus, le Comité de concertation a choisi d'interdire les voyages non essentiels à partir du 27 janvier. Mais cette mesure arrive-t-elle trop tard ? "La décision d'interdire le tourisme est très difficile et inédite, a souligné Frank Vandenbroucke sur le plateau de Zevende Dag. La Belgique a pris les devants en Europe. Il ne faut pas sous-estimer ce que nous avons fait." 

Certains ont toutefois affirmé que les autorités auraient dû mettre la Belgique sous cloche dès le mois de décembre. Ce qui aurait, selon eux, permis au plat-pays d'éviter la situation que nous connaissons actuellement, avec des chiffres qui repartent à la hausse et des cas de variants britanniques et sud-africains de plus en plus nombreux. Le ministre de la Santé a, pour sa part, admis que la présence de la souche du virus sud-africaine était "très préoccupante". "Nous devons être très inquiets par rapport avec ce qui se passe à Ostende. Nous ne sommes pas certains que les vaccins fonctionneront contre cette variante. Les fabricants doivent de toute urgence s'intéresser à cette question, investiguer et nous fournir une réponse", a continué le socialiste flamand. 

Parlant d'un "danger pour la campagne de vaccination", il a tenu à mettre les Belges en garde, les priant de se montrer "très prudents". "On remarque que les variants se propagent rapidement, a ajouté M. Vandenbroucke, au regard des dernières données épidémiologiques publiées ce dimanche par Sciensano. Cela donne une épidémie dans l'épidémie, avec une vague qui se dessine."