Ces mesures doivent valoir dès mercredi 18h00 "de préférence partout en même temps". "Mais s'il le faut, nous le ferons tout seuls. Le virus progresse trop rapidement", a insisté la bourgmestre dans un message posté sur Twitter.


Les mesures édictées mardi soir par le gouvernement flamand doivent entrer en vigueur à partir de vendredi 18h00. Les autorités régionales veulent ainsi laisser aux secteurs concernés le temps de se préparer, tout en s'assurant que les mesures prises puissent être coulées dans une réglementation claire.

Mais ce timing ne convainc pas tout le monde, à droite comme à gauche. "Il est incompréhensible d'attendre jusqu'à vendredi", s'est étonnée la parlementaire flamande Freya Saeys (Open Vld). "Si la maison brûle, c'est maintenant qu'il faut éteindre les flammes."

Un avis également partagé par la cheffe de groupe socialiste Hannelore Goeman. "Le virus croît de manière exponentielle: chaque jour d'hésitation double donc le problème", a-t-elle souligné.


Les patrons satisfaits

"Il est positif que la majeure partie de l'économie puisse continuer à tourner", s'est quant à lui réjoui Danny Van Assche, l'adminsitrateur-délégué de l'organisation patronale flamande Unizo après l'annonce mardi soir de nouvelles mesures au nord du pays.

L'homme espère toutefois que les entreprises qui devront fermer à partir de vendredi sur décision du gouvernement flamand bénéficieront également d'un soutien du fédéral.

Les nouvelles mesures prises par le gouvernement flamand ne constituent pas une surprise pour Danny Van Assche. "Nous en reconnaissons la nécessité. Nous devons maîtriser les chiffres (de l'épidémie de coronavirus, NDLR) aussi vite que possible", explique-t-il. "Les mesures sont dans la lignée de celles prises à Bruxelles, en Wallonie et dans les pays qui nous entourent."

L'administrateur-délégué d'Unizo espère que les entreprises touchées bénéficieront également d'un soutient du fédéral à côté de celui accordé par la Région flamande.

Unizo salue également la décision de maintenir la possibilité pour les gens de continuer à faire leurs courses à deux, de même que d'avoir maintenu les marchés en plein air.

Enfin, Danny Van Assche soutient l'appel à un recours plus important au télétravail, qui permet de réduire la circulation du virus au sein des entreprises.

Une recommandation partagée par le Voka, l'autre organisation patronale flamande, qui appelle toutes les entreprises à observer strictement les mesures de sécurité et à organiser au maximum le télétravail. "Nous devons limiter nos contacts au maximum et éviter ainsi un deuxième confinement car celui-ci serait désastreux pour nos soins de santé, notre société, notre économie et nos emplois."

L'organisation constate par ailleurs que le télétravail est déjà la norme dans beaucoup d'entreprises: pour quatre travailleurs flamands du secteur privé sur 10, le télétravail est déjà une réalité. Le Voka attend également des autorités plus d'efforts pour sauver les entreprises et les emplois.

"Il n'y a pas d'autre option que de se montrer solidaires" pour le secteur culturel flamand

"Le système de soins est mis durement sous pression. En tant que secteur culturel, nous ne pouvons que nous montrer solidaires et prendre nos responsabilités car c'est ensemble que nous devons renverser la tendance", a réagi mardi soir la cellule de crise du secteur culturel flamand. La Belgique se dispute actuellement avec la République tchèque le plus haut taux de contaminations par le coronavirus en Europe. Alors que les salles de spectacles et les centres culturels pouvaient jusqu'ici encore accueillir un nombre limité de spectateurs, ils devront fermer à partir de vendredi 18h00, a décidé mardi soir le gouvernement flamand.

Une décision que le monde culturel flamand dit comprendre. "Les chiffres (de l'épidémie de coronavirus, NDLR) sont affolants, c'est un fait. Le virus doit être maîtrisé", estime la cellule de crise du secteur culturel flamand, qui réunit des personnes, organisations et institutions de la culture et de l'événementiel flamands subsidiés.

Celle-ci espère rencontrer décideurs politiques et virologues dans les jours à venir pour aborder l'avenir du secteur. "La culture restera dépendante de cette crise encore longtemps" et il faut donc "une politique de crise complète et ciblée pour ce vaste domaine qu'est la culture, un acteur économique majeur", pointe la cellule. "Nous allons également réunir les acteurs du secteur pour réfléchir à la manière dont la culture peut continuer à jouer un rôle dans ces circonstances difficiles."