"Est-ce que vous êtes prêts ?" : cette question, cela fait 18 mois que le monde de la nuit l'attend. "574 jours pour être exact", précise Mathieu Botta, l'un des organisateurs des soirées bien connues "Chez Ginette" qui ont lieu tous les vendredis dans le centre de Bruxelles. Preuve s'il en est que la période fut particulièrement longue pour les professionnels du secteur.

À partir de ce vendredi, les discothèques peuvent rouvrir en Belgique. Une grande étape vers un retour à la vie d'avant soumise cependant à une condition majeure : pas d'entrée sans présentation du Covid Safe Ticket. Pour le reste, adieu les masques et les gestes barrière. En ce jour de réouverture, la réponse du secteur est unanime : "On est plus que prêt".

"Un mal pour un bien"

"Hormis le Covid Safe Ticket, ce ne sont pas des mesures très restrictives", explique Miguel Perez, autre organisateur en charge de la mise en place des soirées "Chez Ginette". Il s'attend évidemment à plus de lenteur à l'entrée "mais c'est un mal pour un bien", estime-t-il.

Même constat du côté du C12. "Tout est prêt", se réjouit le programmateur de la boîte, Tom Brus. "Les soirées reprendront exactement comme avant la crise, nous serons juste plus limités en termes de capacité à cause de travaux qui ne sont pas encore terminés", précise-t-il. Seule crainte pour les gérants de cette discothèque : l'enthousiasme trop important des fêtards. "Nous avons renforcé la sécurité et doublé l'effectif de la Croix-Rouge sur place".

Pour le reste, le secteur aborde cette rentrée avec sérénité. De nombreux événements-tests ont déjà eu lieu pendant l'été afin de préparer ce grand retour. "Ces tests se sont très bien passés. C'est un très bon signe pour la suite", affirme Lorenzo Serra, co-fondateur de la fédération Brussels by Night. "Nous avons l'impression que notre public est déjà bien en ordre", confirme Miguel Perez.

100 mètres de file à 00h01

Outre les professionnels, les clients semblent également plus que prêts à onduler sur la piste de danse. Hier, aux Jeux d'Hiver, une file d'une centaine de mètres se formait déjà devant la célèbre discothèque du bois de la Cambre pour sa réouverture à 00h01.

Pour Lorenzo Serra, c'est la preuve de l'importance de ce secteur pour la population. "Nous n'avons jamais menti en disant que nous participions à la santé mentale des jeunes", relève-t-il. "Nous avons besoin de communier pour être heureux".