Les autres partis ne tiennent pas le même discours

BRUXELLES Les présidents des partis francophones ont affiché vendredi, à deux jours du scrutin communal, leurs divergences sur la question des bourgmestres empêchés. "Il n'y aura pas de bourgmestre empêché chez Ecolo", a assuré le co-président des écologistes, Olivier Deleuze, lors d'un débat durant l'émission Matin-Première de la RTBF-radio.

"Les partis qui ont des gens populaires les mettent évidemment sur les listes, sinon ils perdent les élections. Mais il faut être clair avec l'électeur", a affirmé M. Deleuze.

Le président du MR, Charles Michel, a pour sa part souligné qu'il n'était pas opposé aux bourgmestres empêchés en invoquant l'"ancrage" communal. "Le bourgmestre en titre, il a une légitimité électorale et il reste impliqué dans la gestion", a-t-il ajouté.

Il estime "qu'il faudrait une règle de clarté qui dise qu'il faut siéger là où on est élu". "Mais pour cela il faudrait harmoniser les moments où on vote", a fait observer M. Michel.

Son homologue du cdH, Benoît Lutgen, a rappelé qu'il était ministre en 2006 et qu'il ne s'était alors pas présenté à Bastogne. "On doit distinguer deux choses: si on est bourgmestre et puis qu'on devient ministre et l'inverse, ce n'est pas la même chose. Un bourgmestre qui devient ministre, c'est pour une période déterminée", a-t-il souligné.

Pour le PS, Thierry Giet estime que "chaque électeur doit savoir à quoi s'attendre. "Un candidat-bourgmestre qui est ministre doit pouvoir dire ce qu'il fera", a-t-il affirmé.

© La Dernière Heure 2012