Le Conseil supérieur de la Santé a tranché. Il a choisi de s'aligner sur la décision de l'agence européenne des médicaments et donc, de poursuivre la vaccination avec le vaccin AstraZeneca. Il rappelle d'ailleurs que d'autres pays en font de même, comme le Royaume-Uni, ou l’Espagne. Ce lundi, au contraire, plusieurs de ces pays ont annoncé suspendre la vaccination avec le vaccin AstraZeneca, comme la France (pour 24h), l'Allemagne et l'Italie.

Selon la RTBF, le Conseil supérieur de la Santé souligne qu'une "suspension même provisoire de cette vaccination ne pourrait qu’avoir des effets néfastes sur la vaccination Covid-19 en général, les phénomènes thromboemboliques post-vaccinaux étant présents dans le même ordre de fréquence qu’avec le vaccin Pfizer selon les informations actuellement disponibles."

Près d'une dizaine de pays ont suspendu par précaution l'utilisation du vaccin AstraZeneca contre le Covid-19, après le signalement d'effets secondaires "possibles" mais sans lien avéré à ce stade. Le groupe pharmaceutique anglo-suédois affirme qu'il n'y a "aucune preuve de risque aggravé" de caillot sanguin entraîné par son vaccin, tandis que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu'il n'y a "pas de raison de ne pas utiliser" ce vaccin.

Le Conseil supérieur de la santé confirme la poursuite de la vaccination avec AstraZeneca

Le Conseil supérieur de la santé (CSS) a maintenu lundi sa décision de poursuivre la vaccination contre le Covid-19 avec le vaccin AstraZeneca en Belgique, selon une information de la RTBF confirmée à Belga par le cabinet du ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke. Le CSS reste aligné sur la position de l'Agence européenne des médicaments (EMA). Le CSS s'était réuni en urgence en raison d'une demande du ministre Frank Vandenbroucke et du président de la taskforce vaccination, Dirk Ramaekers, précise la RTBF. La question portrait sur la poursuite ou la suspension provisoire des injections du vaccin AstraZeneca en Belgique. Le délai était fixé avant 13h00 lundi, explique le média public.

Les experts consultés estiment "qu'il n'y a pas de preuve d'une incidence augmentée de phénomène thromboembolique lié à l'administration du vaccin d'AstraZeneca" et "que le bénéfice de son emploi dépasse les risques éventuels", écrit la RTBF.

Les experts du CSS s'alignent donc sur la position de l'EMA, en faveur de la poursuite de la campagne, tout en précisant qu'ils suivraient l'agence européenne si elle devait changer d'avis.

Le CSS insiste également pour "mettre tout en œuvre pour éclaircir les doutes qui ont poussé certaines autorités à suspendre provisoirement l'administration de ce vaccin", poursuit la RTBF.

Plusieurs pays européens, dont la France, l'Allemagne, les Pays-Bas et l'Italie ont suspendu par précaution l'administration du vaccin AstraZeneca après le signalement de cas d'"incidents thromboemboliques" parmi les personnes vaccinées avec ce produit.