Ils étaient attendus avec impatience par les autorités et vendus comme une des solutions miracles pour lutter contre le Covid-19, mais les premiers retours avaient calmé les ardeurs des Belges. Les autotests sont vendus en pharmacie depuis une semaine, et on peut déjà dresser un premier bilan. Si les Belges s’intéressent au procédé, ce n’est pas non plus la ruée dans les officines. Et surtout, les pharmaciens ne les vendent pas à n’importe qui. Exemple à Braine-l’Alleud avec la pharmacie Parvais. “Est-ce que j’en vends beaucoup ? Tout est relatif. Je dirais que je pourrais en vendre plus si je le voulais, confie Olivier Parvais. En fait, nous n’en vendons que dans des circonstances bien particulières et nous expliquons à nos clients que ce n’est utile que s’il y a une suspicion d’infection et des symptômes. Donc nous n’accédons qu’à la moitié des demandes.

Car les autotests ne sont pas infaillibles et ne s’utilisent pas n’importe comment et n’importe quand. “Cela ne se vend pas comme des bonbons à la première personne venue, soutient-il. Notre rôle, c’est d’expliquer l’ensemble des possibilités quand on pense être potentiellement infecté. Les autotests ne remplacent pas les gestes barrières et nous devons aussi jouer notre rôle dans la prévention sur la vaccination. C’est l’ensemble des mesures qui est important, et nous devons rappeler que c’est le package global qui compte.

D’autant plus qu’ils ne remplacent pas les tests PCR. “Il faut faire attention aux faux négatifs et continuer à s’isoler si on a des symptômes et que l’autotest est négatif. Le mieux est toujours de voir avec son médecin, mais les autotests ont une utilité en première ligne”, explique-t-il.

Et quid des retours des clients qui les ont utilisés ? “Environ 10 % étaient positifs au Covid, estime-t-il. Nous n’avons pas de retour négatif sur l’utilisation des tests, mais nous prenons au moins 5 minutes par client pour expliquer le procédé. L’utilisation semble donc facile. En tout cas, ce n’est pas la ruée que certains pensaient voir, mais je trouve que ce n’est pas plus mal.