L’on pensait que le dossier de la revalorisation salariale des policiers allait trouver une issue favorable avant la Noël, mais il n’en est rien. Ce mardi, la ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden annonçait qu’une enveloppe de 120 millions d’euros allait être débloquée pour les quelque 53.000 policiers concernés, ce qui équivaut à une augmentation mensuelle nette d’environ 70 euros.

Mais à l’issue d’une nouvelle réunion qui s’est tenue ce jeudi, les organisations syndicales ont fait part de leur désaccord et exigent une augmentation nette de 100 euros, sans quoi de nouvelles actions pourraient à nouveau être organisées sur le terrain.

"Lors du dernier comité de négociation, la ministre de l’Intérieur nous a soumis sa dernière proposition pour obtenir un accord de principe avant la fin de l’année. Dans cette enveloppe, un montant de 120 millions est prévu pour la revalorisation salariale de l’ensemble des membres du personnel mais en excluant certaines échelles transitoires et catégories comme les Calogs A", explique Eddy Quaino, le permanent du syndicat socialiste CGSP-Admi. "Cela se traduit par une augmentation linéaire de 990 € / brut annuel non indexé pour les membres concernés, cela représente des sommes allant de 44 € à 70 € pour une grande partie des membres du personnel opérationnel."

Un montant jugé insuffisant par les organisations syndicales. "Après 20 ans d’attente, la CGSP estime que l’enveloppe visant la revalorisation salariale de tous les membres du personnel est largement insuffisante. Nous souhaitons poursuivre la négociation pour une véritable revalorisation salariale de tous, un véritable aménagement de fin de carrière avec un véritable congé préalable à la pension pour tous les policiers", précise Eddy Quaino.

Une nouvelle réunion est déjà prévue début janvier avec la Ministre de l’Intérieur.