Dans les colonnes de l'Echo, Paul Magnette (PS) s'est exprimé sur la taxe comptes-titres que le gouvernement fédéral veut prochainement mettre en place.

Baptisée "taxe de solidarité", cette imposition sur les gros revenus devrait être soumise au vote du Parlement dans les prochaines semaines. Mais cette taxe fait grincer des dents et suscite des critiques.

Quelle position le gouvernement pourrait-il adopter si le texte n'est pas accepté dans sa version actuelle? "Nous avons des pistes alternatives, le cas échéant", déclare Paul Magnette.

"Le plus simple serait d’avoir un taux progressif , c’est-à-dire de taxer l’ensemble des comptes-titres : 0% jusqu’à un certain niveau, puis 0,10%, puis 0,20%, puis 0,3%, jusqu’à 2 ou 3% pour les vraiment hyper, hyper riches", détaille le président du PS. "Pour le moment, cela ne fait pas consensus, mais ça serait une solution de rechange", concède le socialiste.

Une déclaration qui a rapidement fait réagir Georges-Louis Bouchez (MR). Sur Twitter, le libéral a tenu à remettre les points sur les i. "Non, on ne taxera pas tous les comptes-titres avec un taux progressif. L’accord de gouvernement est très clair et sera respecté tel quel. Pas plus, pas moins", a averti Bouchez. Et d'insister: "Aussi, pas de fiscalité nouvelle sur ceux qui travaillent, épargnent et investissent !"


"La taxe kilométrique pas avant 2024"

Dans son entretien accordé à l'Echo, Paul Magnette a également abordé l'épineuse question de la taxation au kilomètre initiée par la Région bruxelloise. Selon le socialiste, cette taxe ne devrait pas entrer en vigueur avant 2024. "J’ai compris, des contacts que j’ai eu avec mes amis bruxellois, que c’était pour la législature suivante. On a donc le temps", déclare le bourgmestre de Charleroi.

"Le but n'est pas de toucher ceux qui n'ont pas beaucoup de moyens et qui ne peuvent pas faire autrement que se déplacer avec leur voiture", poursuit le président du PS. "Et il faut un temps de mise en oeuvre très long pour que chacun puisse s'adapter."

Par ailleurs, Magnette plaide pour davantage de décentralisation: "Si de grandes banques et des compagnies d’assurance se disent qu’elle peuvent renforcer leurs antennes dans les villes wallonnes et flamandes , tout le monde est gagnant".