Belgique Cette assurance permet de pallier aux coups durs en cas de difficultés pour rembourser un crédit hypothécaire.

L’achat d’un logement est un acte de nature à donner des sueurs froides. L’investissement représente souvent des décennies de remboursement… Des événements de la vie, comme une perte d’emploi, peuvent rapidement tout remettre en question. C’est la raison pour laquelle des assurances contre la perte de revenus pour les prêts hypothécaires existent, bien que bon nombre d’acheteurs potentiels l’ignorent.

Cette assurance est totalement gratuite. C’est la Région wallonne qui y souscrit, à ses frais et pour le compte des bénéficiaires. " Elle est paradoxalement complètement sous-utilisée. Seuls 2 000 dossiers sont introduits par an. On connaît pourtant la difficulté d’acquérir mais aussi de conserver un logement, déplore la ministre du Logement, Valérie De Bue. C’est pourquoi nous avons décidé de rendre cette assurance bien plus attractive. "

Comment ? Le gouvernement wallon doit donc valider ce jeudi un projet d’arrêté qui instaure une assurance contre le risque de perte de revenus pour cause de perte d’emploi ou d’incapacité de travail. Il comprend trois mesures principales.

Les nouvelles dispositions devraient entrer en vigueur ce 1er mars.

Primo, les montants de l’intervention de l’assurance sont réévalués : une première depuis 20 ans. Le montant de l’intervention annuelle maximale de l’assurance sera fixé à 9 000 €, au lieu de 6 200 € aujourd’hui. Le plafond maximal d’intervention passera quant à lui à 27 000 €, contre 18 600 € actuellement.

Secundo, les ménages wallons auront à l’avenir 12 mois, au lieu de 6, après la passation de l’acte de prêt pour introduire leur demande. Une manière de laisser davantage de temps aux nouveaux propriétaires pour se retourner.

Enfin, la condition travaux est supprimée. Jusqu’ici, pour pouvoir bénéficier de l’assurance lors de l’achat d’un logement, des travaux de rénovation pour un montant minimal de 7 500 € devaient être réalisés. " Il est de plus en plus difficile de pouvoir financer des travaux directement après l’achat d’un logement, souligne Valérie De Bue. En supprimant cette condition, nous élargissons considérablement le nombre de ménages pouvant souscrire à l’assurance."

En 2017, seuls 170 sinistres ont été indemnisés grâce à cette assurance. Les personnes qui se sont retrouvées dans l’incapacité de rembourser leur crédit (perte d’emploi etc) sont en réalité bien plus nombreuses.