Les autorités wallonnes avaient émis la volonté de diminuer drastiquement la population de sangliers en Wallonie, en raison de la peste porcine africaine et de la surpopulation de sangliers qui est aussi problématique pour les riverains et les agriculteurs.

Ce qui avait été prévu par la Région wallonne, c'était de prélever 15.42 sangliers dont 4.778 laies de plus de 30 kg. Au décompte, seuls 11.389 sangliers ont été abattus dont 3.701 mères. Cela représente un peu moins de 80% de l'objectif fixé. Mais ces plans de tir ne concernaient qu'une quinzaine de conseils cynégétiques en Wallonie. Ils avaient été ciblés par le département Nature et Forêts et par la Région en raison de la densité de sangliers sur leur territoire.

"La non-atteinte de l'objectif de la saison dernière est en bonne partie liée aux restrictions dues à la crise sanitaire du Covid-19 et notamment à la difficulté voire à l'interdiction pendant une certaine période d'organisation de battues", commente le cabinet du ministre Borsus.

Cependant, Benoît Petit, président du Royal Saint-Hubert Club de Belgique, note toutefois que "l'on va vers une diminution du nombre de sangliers". "Il semble que la reproduction soit moins bonne cette année. Le problème, c'est l'expansion géographique. Aujourd'hui, les sangliers sont aux portes de Bruxelles. Comme on les chasse beaucoup, ils vont chercher la quiétude dans des zones où on ne chasse pas".