Les vaccins ne sont pas la seule porte de sortie face à la crise sanitaire. Parallèlement, le développement d’un traitement s’avère nécessaire. Un traitement par voie orale est hautement souhaitable. Tout d’abord, pour les personnes malades qui ont choisi de ne pas se faire vacciner, celles qui ne vont pas répondre de manière adéquate à la vaccination car leur système immunitaire n’est pas suffisamment fort ou encore les personnes qui vont perdre leurs anticorps plus vite que d’autres.

Dans cette optique, la société pharmaceutique Pfizer Belgique a annoncé ce vendredi lancer la première phase d’un essai clinique d’un nouveau traitement antiviral oral expérimental contre le SRAS-CoV-2. Cette dernière se déroulera au sein de la Pfizer Clinical Research Unit (PCRU), un centre de pointe situé à Bruxelles, à seulement 30 km du très vaste site de production de Puurs.

Au total, le traitement expérimental sera administré à 60 participants sur les deux sites de l’essai (Belgique et États-Unis). "Ces deux sites basés en Belgique démontrent le rôle de premier plan de la Belgique dans la lutte contre ce coronavirus", rapporte la société.

Et si les résultats des essais cliniques de Phase I sont prometteurs, le développement clinique du traitement poursuivra son cours. Il faut rappeler que le traitement antiviral n’a de sens que s’il est pris durant les premiers jours de la maladie.

Concrètement, l’étude porte sur des adultes en bonne santé et vise à évaluer la sécurité et la tolérance du traitement. "Dès le moment où nous avons décidé de relever ce défi si important pour la santé publique, nous savions qu’un vaccin était nécessaire pour protéger les citoyens contre tout risque supplémentaire d’infection", a déclaré le Dr Isabelle Huyghe, conseillère scientifique médicale de l’unité de recherche clinique de Pfizer (PCRU).

Pour Isabelle Huyghe, le début des essais cliniques constitue une "étape importante dans l’évaluation de ce nouveau traitement antiviral oral potentiel".

Dans le même temps, une deuxième étude du genre sera réalisée à New Haven, aux États-Unis. Dans les deux sites d’essai, le traitement sera administré à 60 participants. Et si les résultats sont positifs, Pfizer poursuivra le développement clinique du traitement.