La Belgique espère sa part du gâteau saoudien

envoyé spécial en Arabie Saoudite Vincent liévin

RIYAD Loin des premières gelées belges, un beau ciel bleu et une trentaine de degrés ont accueilli le Prince Philippe et l’ensemble des entreprises belges participant a la mission économique en Arabie Saoudite.

Dans ce pays de 28 millions d’habitants, l’économie est avant tout basée sur le pétrole. Il compte pour plus de 90 % des exportations. Plus surprenant peut-être, le taux de chômage est de 12 %.

En cette période de crise, le gouvernement local cherche à réduire sa dépendance au pétrole. Outre le tourisme avec les 4 millions de visiteurs qui se rendent chaque année à la Mecque, il mise sur le savoir et les nouvelles technologies.

“Nous faisons ici beaucoup de consultance et de préparation de management dans la téléphonie ou dans d’autres secteurs d’activité”, explique Patrick Faniel, entrepreneur bruxellois et patron de la société Management Center Europe. “Nous réalisons 50 % de notre chiffre d’affaires dans le Golfe et une large partie en Arabie Saoudite.”

Économiquement, le pays est créatif. Il veut être autosuffisant et acheter des terres agricoles en Turquie, en Ukraine, en Egypte, au Soudan ou encore en Ethiopie. Ce n’est pas pour vendre des terres agricoles de chez nous que le ministre wallon de l’Economie, Marcourt accompagne cette mission, mais plutôt pour essayer que les entreprises wallonnes participent aux grands investissements prévus en 2009 en Arabie Saoudite.

En effet, il faut savoir que tant dans le transport que dans les industries de la connaissance, le gouvernement a prévu pour 600 milliards de dollars d’investissements. “Les entreprises doivent pouvoir saisir quelques opportunités dans des secteurs porteurs”, a précisé le ministre.

Certaines sociétés belges dans les domaines de la construction, ce sont d’ailleurs montrées très intéressées. Outre une extension d’un aéroport, il y a 7 nouvelles villes, des nouvelles mega-usines et autres raffineries à ériger. Enfin, les entreprises belges comme Galler sont aussi attentives au secteur alimentaire.

Quelque 85 % des produits alimentaires sont importés et la jeunesse locale semble adorer les produits européens. Le savoir-faire de certaines sociétés belges et wallonnes dans le secteur de l’eau et de sa transformation retient également toute l’attention des responsables saoudiens.



© La Dernière Heure 2009