Belgique Le prince héritier serait membre du groupe de Bilderberg, le plus puissant des réseaux d'influence dans le monde

BRUXELLES La crème de l'élite, de la finance, des leaders mondiaux de la politique, des responsables de l'armée ou des services secrets, des magnats de l'économie... N'entre pas qui veut au club de Bilderberg, généralement présenté comme un puissant réseau d'influence mondial !

On n'y sirote pas du Cognac de 25 ans d'âge en fumant les plus onéreux Havane, mais on y parle stratégie mondiale, et ce qui s'y dit, en cercle très fermé, peut influencer le cours d'une guerre qui commence, initier une crise économique ou influer sur les cours de la bourse...

Un second livre d'investigation sur le sujet, écrit par un journaliste canadien d'origine espagnole, Daniel Estulin (Los secretos del club Bilderberg ), nous en apprend davantage sur le club le plus fermé du monde. Il révèle surtout quelles sont les personnalités belges qui sont conviées à ses réunions annuelles, sorte de braimstorming en lieu clos durant trois ou quatre jours : Willy Claes, ancien Secrétaire général de l'Otan, ministre d'Etat, le baron Janssen (Solvay), Wilfried Martens, Etienne Davignon, etc, et, cerise sur le gâteau, le prince héritier Philippe de Belgique !

L'existence de ce groupe n'est pas un secret. Il a été fondé en 1954 à l'Hôtel Bilderberg en Hollande, à l'invitation du Prince Bernhard des Pays-Bas, co-fondateur du Groupe avec David Rockefeller. En revanche, ces réunions sont classées top-secret et c'est ici que l'on se dit que Daniel Estulin a clairement dû disposer d'un espion dans la place.

Le Groupe de Bilderberg, dont les membres s'appellent eux-mêmes les Bilderbergers , se réunit une fois par an pendant 4 jours. Chaque fois dans une ville différente, dans des châteaux ou hôtels de luxe rigoureusement protégés et totalement réservés pour l'occasion ! Il est interdit aux membres de prendre des notes. Tout au plus, quelques paparazzi ont-ils pu saisir l'arrivée de l'une ou l'autre personnalité sur les lieux.

La réunion 2004 s'est tenue à Stresa en Italie, celle de 2003 avait lieu au château de Versailles et celle de cette année à Ottawa, selon Estulin, dont le premier livre s'est vendu à plus de 100.000 exemplaires, dans plus de 30 pays. On y aurait parlé de l'imminence de l'effondrement du marché immobilier aux Etats-Unis. "Clairement, l'objectif de ce groupe est de créer une espèce d'emprise mondiale qui contrôle tous les gouvernements du monde ", conclut l'auteur.



© La Dernière Heure 2006