Le financement passerait en priorité par la recherche de partenariats avec le secteur privé


BRUXELLES L'avenir de Bruxelles, de l'Etat et des Régions passera par sa capacité à rester dans le haut du tableau des villes à l'échelle international. Pour l'y aider, le gouvernement bruxellois propose de l'équiper de nouvelles infrastructures dans le cadre d'un Plan de Développement International, a affirmé mercredi le ministre-président bruxellois Charles Picqué.

A l'occasion de la rentrée du parlement régional, Charles Picqué a fait un état des lieux de ce Plan pas encore opérationnel.
"La situation politique actuelle me renforce dans la conviction que Bruxelles doit plus que jamais démontrer qu'elle est une Région à part entière, dont les institutions fonctionnent le plus efficacement possible, un moteur pour l'économie et l'emploi de tout le pays, et le centre névralgique de l'Europe et des institutions internationales", a-t-il déclaré d'emblée.

Selon Charles Picqué, ce plan comportera notamment un volet important consacré à de nouvelles infrastructures à créer dans les années à venir pour y améliorer la qualité de vie dans la capitale: un stade multifonctions que Charles Picqué verrait a priori plutôt à Schaerbeek-Formation que sur le plateau du Heysel, un centre de congrès, une salle de spectacle de 12.000 à 15.000 places, un pôle commercial d'envergure au nord de Bruxelles, plutôt sur le plateau du Heysel, une Maison de l'Europe dans le quartier européen, etc...

L'existence de ces infrastructures dites "de destination" est censée renforcer l'attrait de Bruxelles à l'étranger.
Comme celles-ci, une série de nouvelles implantations de bureaux, de logement et d'activités économiques devront être aménagées parmi les dix zones considérées comme stratégiques pour l'avenir de Bruxelles: le quartier européen, le Mont des arts et le Pentagone, le plateau du Heysel, le Midi, Tour et Taxis, l'ex-Cité administrative et plusieurs sites ferroviaires (Josaphat, Delta, gares de l'Ouest, et de Schaerbeek-formation).

Le Plan Développement International contiendra également un chapitre consacré à l'amélioration de la gestion administrative et un autre à l'image de Bruxelles, via le "city marketing": graphisme et contenu du message promotionnel plus lisible; aux côtés de ceux qui existent, création d'événements porteurs à l'étranger, tels que l'organisation de la Coupe du monde de football en 2018, années à thème, etc...

Le financement de tout ce qui précède passera en priorité par la recherche de partenariats avec le secteur privé, une mission qui sera confiée à un chef de projet à recruter, a précisé le ministre-président bruxellois.
Il sera également fait appel aux autres entités du pays, et en particulier au gouvernement fédéral, "mais en proposant des formules de partenariat, pas en mendiant", a souligné Charles Picqué.

Dans une très longue déclaration de politique générale, le chef du gouvernement régional a par ailleurs égrené les projets qui seront mis en oeuvre par son gouvernement en 2008.
Ils s'inscriront dans la continuité du travail entrepris depuis 2004, notamment dans le cadre du Contrat pour l'Economie et l'Emploi des Bruxellois et du plan destiné à construire 5.000 nouveaux logements.
Mais il faudra mettre les bouchées doubles, car l'année parlementaire qui commence sera la dernière à être complète avant les élections régionales, a-t-il encore affirmé en substance.