Selon Pierre-Yves Jeholet (MR), seules trois voix -dont la sienne- se sont élevées mercredi autour de la table pour contester l'opportunité de fermer le secteur culturel, mais "je n'ai rien entendu du côté de la Flandre", a-t-il regretté jeudi matin sur les ondes de Bel-RTL.

"Je comprends la colère et l'indignation (du monde culturel). Les lieux de culture ne sont pas des clusters de contamination", a ajouté le ministre-président francophone. "Je pense que ça n'a pas beaucoup de sens".

Cette décision de fermer les lieux culturels sera réévaluée à la mi-janvier. "J'espère qu'on sera (alors) plus nombreux à défendre la culture...", a-t-il encore confié.

Son gouvernement se penchera en janvier prochain sur les aides à mobiliser pour venir en aide au secteur culturel.

Les réactions des experts jugées "hypocrites"

Les experts ont été nombreux à fustiger cette décision de fermer les lieux culturels. Ils ont rappelé que le GEMS (groupe chargé de conseiller le gouvernement) n'avait jamais prôné une telle mesure. Le ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles a jugé que l'attitude des experts était "hypocrite". "Ils avaient prévu de dire qu'il ne fallait pas trop durcir les mesures, mais dès que les contaminations augmentaient c'était le lockdown. Or on sait bien que les contaminations vont augmenter, c'est ça l'hypocrisie", a-t-il commenté.

Pierre-Yves Jeholet a regretté que les experts "critiquent systématiquement les décisions politiques". "Si nous, politiques, nous permettions des critiques aussi fortes à l'égard des experts, on crierait au scandale", a-t-il conclu sur les ondes de Bel RTL.