"Oui la situation est anxiogène. Nous allons finir par vaincre cette pandémie, mais qui a des certitudes aujourd'hui par rapport à l'évolution de la situation? J'ai entendu les différents orateurs et je comprends certaines incompréhensions. Mais je constate aussi que les arguments du PTB sont les mêmes que ceux de l'extrême-droite : il n'y a aucune piste de solution, que des "il n'y a qu'à". C'est d'une inconsistance et d'une irresponsabilité invraisemblable!", a-t-il déclaré.

À ceux qui lui reprochent de trop écouter les experts ou au contraire, de ne pas suffisamment tenir compte de leur opinion, il a rétorqué : "Qu'auriez-vous fait à notre place? Ne rien fermer du tout? J'ai lu des critiques nous reprochant de ne pas écouter assez les experts de la part des mêmes qui ne voulaient rien fermer. Il faut savoir ce qu'on veut. Je l'ai toujours dit : les experts sont précieux et nous souhaitons continuer à travailler avec eux, mais les experts sont les experts et les politiques sont les politiques. Evidemment que les experts nous remettent leur avis sur la situation sanitaire. Mais nous les politiques, nous devons prendre des mesures aujourd'hui qui vont continuer à impacter nos secteurs demain et après-demain."

Au sujet des écoles, Pierre-Yves Jeholet a aussi défendu la décision du Codeco. "Est-ce qu'on aurait souhaité ne pas fermer les écoles? Oui. Le rapport des experts préconisait une fermeture de trois semaines, donc 5 avec les vacances de Noël. Imaginez le nombre d'heures de cours qui auraient été perdues. Donc oui, on s'est battu au Codeco pour pouvoir continuer les cours. Oui, c'est un compromis. Pourquoi ne pas avoir fermé les écoles tout de suite pendant une semaine? Parce que c'était mieux pour les apprentissages de poursuivre les cours et de fermer une semaine avant les vacances plutôt que l'inverse. Oui, il s'agit d'un équilibre politique qu'il a fallu trouver. Mais dire que c'est de la compromission, je ne peux pas l'accepter!".

Le Ministre-Président s'est aussi montré très remonté contre Jan Jambon. "Oui, on a été instrumentalités au dernier Codeco!", a-t-il affirmé.