Une étude de Ligue des familles relevait en 2020 que 37% des pensions alimentaires ne sont jamais payées, ou de manière irrégulière, ce qui aggrave le risque de pauvreté des bénéficiaires, en majorité des femmes. Or le nombre de bénéficiaires d'une pension alimentaire a augmenté en cinq ans, passant de 30% des parents en 2015 à 45% en 2020.

La Plateforme Créances alimentaires plaide pour "l'instauration d'un fonds universel des créances alimentaires pour que la pension alimentaire devienne un droit automatique pour tous, depuis le calcul du montant de la pension jusqu'à son paiement".

La plateforme recommande une refonte complète du système régulé par le Service des créances alimentaires (Secal).

Si une pension alimentaire aux enfants ou à l'ex-partenaire n'est pas payée, le Secal interviendra, après demande, pour la réclamer, ainsi que les arriérés, auprès du débiteur d'aliments et verser le cas échéant des avances sur la pension alimentaire mensuelle.

En 2020, le Secal a traité 21.116 dossiers, versé des avances pour 31,3 millions d'euros, pour 19.276 enfants, et a pu récupérer jusqu'à 27 millions d'euros (parfois pour des avances payées en 2019 ou 2018).

Lorsque des femmes font face à une pension alimentaire impayée, Vie féminine constate que beaucoup d'entre elles ne connaissent pas le Secal, parce qu'il n'y a plus eu de campagne d'information depuis des années.

Par ailleurs, il existe plusieurs méthodes de calcul et chaque juge, médiateur, avocat ou parent est libre d'appliquer celle qui lui convient le mieux. "Cela crée des disparités énormes, constate aussi Jennifer Sevrin, chargée d'études à la Ligue des familles.