Dès l’annonce du décès d’Antoinette Spaak, ce samedi en début d’après-midi, les personnalités politiques du pays étaient nombreuses à lui rendre hommage sur les réseaux sociaux ou par communiqués. "Une grande Dame s’est éteinte. Femme politique de 1er plan, j’ai pu rencontrer Antoinette Spaak dès mes débuts politiques. Une rencontre marquante de la 1re femme présidente de parti. Mes condoléances à ses proches", a réagi sur Twitter la Première ministre Sophie Wilmès.


Tous soulignent l’engagement de cette "femme de combat, digne et toujours élégante", comme l’écrit Bernard Clerfayt (DéFI). "Madame Spaak avait la ténacité élégante, le sens politique aiguisé, les convictions inébranlables pour les libertés et la dignité humaine qui portaient son engagement pour l’Europe et la Francophonie. Mon affection reconnaissante pour tout ce qu’elle m’a appris", a de son côté rédigé l’ex-président de Défi (FDF), Olivier Maingain.

D’autres retiendront aussi d’Antoinette Spaak "l’élégance", "l’humour", d’une femme "résolument en avance sur son temps", comme la décrit l’ancienne ministre Ecolo Isabelle Durant.

"En avance sur son temps"

"Première femme présidente de parti francophone, elle m’a toujours soutenue lorsque je le devins à mon tour. J’aimais sa subtilité, sa créativité, sa finesse, son sens de l’autre et de l’État, sa bienveillance !" : tels sont les mots employés par Joëlle Milquet (CDH) pour rendre hommage à cette "acharnée des droits des femmes, de la défense des droits des francophones".

Gwendolyn Rutten, ancienne présidente de l’Open-VLD a tenu à honorer "une grande dame". "Merci pour ton soutien, tes conseils, ta compréhension. Adieu Antoinette Spaak."

Le président du Parti socialiste Paul Magnette salue de son côté la mémoire "d’une femme d’État, engagée et combative", dont l’engagement européen "ne s’est jamais démenti".

Jean-Marc Nollet, co-président d’Ecolo, partage, lui, le souvenir de quand elle l’avait reçu dans son bureau de présidente du parlement, alors qu’il représentait les étudiants francophones. "Grande écoute et grandes idées", écrit-il.


Pour le président des libéraux, "la politique belge perd une de ses plus grandes femmes". "Européenne convaincue, elle a incarné des valeurs d’union et de rassemblement", souligne Georges-Louis Bouchez (MR).

"Antoinette Spaak aura notamment tracé le chemin pour l’entrée des femmes en politique et la juste valorisation de leur engagement. Sa ténacité et sa sagesse inspireront toujours le respect", complète le président du CDH Maxime Prévot via son compte Twitter.