La crise que notre pays traverse touche notre économie de plein fouet. Et qui dit économie dit bien sûr emploi. Le marché de l’emploi est évidemment impacté par la crise, avec des employeurs plus prudents et en manque de liquidité, mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’opportunité à saisir. "Il y a actuellement plus de 40 000 postes à pourvoir via le Forem, indique Thierry Ney, porte-parole du Forem.

"Parmi ceux-ci, plus du quart concerne des postes où l’expérience n’est pas nécessaire. Cela veut dire que 11 543 jeunes peuvent trouver un travail à la sortie de l’école. Si tout n’est pas rose actuellement, il faut aussi parler du positif !"

Du 26 août au 25 septembre, le Forem va sensibiliser les jeunes Wallons fraîchement diplômés aux offres d’emploi disponibles sur le site internet du Forem. L’objectif ? Soutenir leur arrivée sur un marché de l’emploi secoué par la crise du Covid-19 et rendre visibles les solutions : entreprises qui recrutent, secteurs porteurs, poursuite des études ou démarrage d’une formation.

Car il y a des secteurs et des métiers qui ne connaissent pas la crise, ou d’autres qui ont besoin de sang neuf pour y faire face. On pense notamment aux métiers du secteur de la santé ou du service aux personnes. D’autres font partie des métiers en pénurie depuis plusieurs années.

Des opportunités à saisir pour les jeunes, même sans expérience. "Mais attention, si l’expérience n’est pas exigée pour accéder à ces métiers, les qualifications le sont plus souvent. Pour rappel, et les dernières études du Forem le confirment, les jeunes qui peuvent se prévaloir d’un diplôme s’insèrent plus rapidement et durablement sur le marché du travail, précise Thierry Ney. D’ailleurs, les jeunes qui enregistrent le meilleur taux d’insertion dans un délai de six mois ont suivi des études : de niveau bachelier (79 %), de l’enseignement technique et professionnel complémentaire (plus de 70 %), en alternance (69 %) et de niveau master (66 %)."

Il ne faut donc pas se décourager pour ceux qui viennent de sortir, ou qui sortiront en septembre de leurs écoles, hautes écoles ou universités.

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Les conseils pour trouver un poste

La crise sanitaire a changé la donne.

Plus de 40 000 postes à pourvoir, dont 11 000 pour les jeunes, c’est bien. Mais encore faut-il pouvoir se démarquer de la concurrence. "Trouver un métier, c’est presque un travail à part entière, sourit Jean-François Thonon, responsable du service clientèle au Forem Brabant wallon. Avant tout, il faut croire en soi et être conscient de ses qualités et de ses compétences. Cela peut paraître simple, mais c’est un problème qu’on rencontre souvent. Il faut aussi savoir se mettre en valeur avec un CV et une lettre de motivation personnalisés."

La patience est aussi une qualité importante, selon Joël Poilvache, du bureau de recrutement Robert Half. "Il est clair qu’il faut de la résilience et se montrer persévérant. La période est compliquée et cela peut prendre du temps. Les entretiens par vidéoconférence impliquent aussi la maîtrise de certains outils, sans oublier de soigner sa présentation, comme avant. Il faut aussi penser à bien remplir son profil LinkedIn."

Car la e-réputation est devenue très importante. "Parfois, on ne réfléchit pas à ce qu’on poste sur les réseaux sociaux, mais il faut se dire qu’un potentiel employeur peut aller faire un tour sur votre profil, prévient Jean-François Thonon. Il faut donc faire attention."

Le conseiller du Forem rappelle lui aussi que la présentation est importante, ainsi que le non-verbal ou le ton de la voix. "Ce sont des petites choses qui peuvent faire la différence. J’insiste aussi toujours sur la qualité du CV et des informations qu’on met dedans. Il ne faut évidemment pas mentir, mais il faut pouvoir cibler et mettre en avant les bonnes informations, celles qui ont un rapport direct avec le job pour lequel on postule."